dimanche 26 avril 2009

Endstille : Verführer


Le negro spiritual tel qu'il devrait être plus souvent.
En forme d'inexorable torrent monocorde, de longue et statique traversée d'une nuit de tempête, le blizzard qui cisaille, les grêlons qui bombardent, l'héroïsme qui congèle, flétrit, noircit, tombe, le vent qui mugit, et les jambes qui continuent d'avancer, comme celles d'un mort-vivant.
Fétichiste du défrichage et du disque qui joue les malins, passe ton chemin. Amateur de musique terne, opiniâtre, pénétrante, sois le bienvenu chez toi.

1 commentaire:

Raoul a dit…

oh putain. Pochette trahison: c'est pas du jeune-core, mais du brutal race