mardi 7 avril 2009

The Horrors : primary colours


Est-ce en écoutant le dernier zZz en descente, ou en mangeant des plats chinois surgelés sans micro-ondes, en descente, que les rockab' crêpés des Horrors ont attrapé mal ? Ou bien est-ce juste la descente ? Toujours est-il que leur batcave s'est sérieusement frigorifiée. Le disque prend les airs sur de la techno ambient, direct les couches gourdes de l'atmosphère.
Ils y rockent toujours, mais en grelottant, mais quasiment sans guitare, qu'une basse janséniste forcément entêtante, et un wagon de coton synthétique bourdonnant. zZz ? Les nuées d'ici sont assez modérément scintillantes. Le sentimentalisme hagard est étranglé (strangled, get it ?) tout comme les quelques niaiseries éberluées à la Suicide par la grisaille du fog à l'âme, par une voix anguleuse et émaciée, par les gonflements récurrents comme une obsession, de cacophonie discordante et religieuse ; les murmures japonais sont assourdis de sirènes grinçantes, de harpies séraphiques.
Primary Colours ? Ne vous laissez pas leurrer par la jaquette : ça veut dire de la couleur de Primary, de qui vous savez - indice coincidental et concordanciel : le groupe dont on parle a un morceau intitulé Descent.

Et de trois : 2009, une belle année pour la new-wave.

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