mercredi 8 avril 2009

John Frusciante : The Empyrean


Will Oldham as a surfer ? Y a de ça, sonny, il y a dans la voix fêlée autant de fausset que de faussé, il y a encore du beau gosse sous l'épiderme fatigué à blanc autant par le soleil que par la meumeu ; sous la douce peine des rivieras de cordes-caresses de celui qui n'a jamais trouvé les sirènes (dieu ! que je hais quand je m'aperçois que ma chère intuition mienne à moi unique était platement annoncée dans la tracklist depuis le début) et le voile de sourire de l'enjôleur spectre ; et la languide bise qui hante la tignasse aussi filasse que la voix délavée par le sel, est encore susceptible de s'emporter en brusques tempêtes fantasques, en miaulements âpres de désir fauve et écorché, en suave ébullition où apercevoir un instant presque nettes les perles délétères que respirent ces poumons sifflant après leur paix.
L'homme au bras d'or patiné est la vraie sirène ici, et ceci est son gospel baléarique, balayé par les songes ondoyants divaguant dans les glauques profondeurs du couchant sur cette plage qui attend la nuit et la foi.
Je veux croire, quand bien même malheureux vous ne seriez pas dans l'une de ces périodes où la beauté saute aux yeux de toutes parts où elle est, que vous serez nécessairement touchés par la chose de jade et de mauve, et d'une whiter shade of pale death, dont que je vous parle.

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