jeudi 16 avril 2009

Judas Priest : Defenders of the Faith


Une mise au point s'impose. Painkiller a trop de superbe renversante pour avoir quoi que ce soit en commun avec Inferno, oncques ne me dédirai, il est du sang d'How the Gods Kill. Defenders en revanche n'est pas Lucifuge, il ne connaît effectivement presque pas la baisse de régime, et fait un fort plausible jumeau d'Overkill.
Painkiller est une botte sûre de son royal poids qui appuie langoureusement, Defenders est juste un corps astral, un météore, une putain de comète qui entre dans la stratosphère et fuse violemment en incandescence.
De fols étincèlements, d'assourdissants hurlements de matière en liquéfaction orgiaque, une lumière non pareille, et peu importe quel terme connaîtra cette course prodigieuse (en l'espèce, un épouvantable et triste crash, sur le morceau titre comme il se doit) puisqu'elle anéantit toute raison, ni que sa propre puissance piaffante de fureur la dissolve - eh ! cette sensation seule, cette fièvre vertigineuse ne justifie-t-elle pas tout quelle que soit l'extrêmité ?
Rock hard, ride free.

2 commentaires:

Raven a dit…

aaaaaall day aaaaaaal night !!!

Raven a dit…

pas Lucifuge non; "et peu importe quel terme connaîtra cette course prodigieuse" en l'état, un générique de fin tout simplement, celui d'un immense classique; le crash de fin ? bien vu quand même, on pourrait voir ça comme la queue de la comète ou le mol au revoir après la jubilation, en vérité l'album ne s'éteint pas dans l'extase de ses meilleurs moments mais sur un au revoir hymnesque touchant dignes des seuls vrais rockers (au moins de Johnny... ok j'ai rien dit), on sent bien le gars qui part sur sa harley en saluant la foule, n'empêche; le semblant de refrain répété ad lib en chorus n'a pas à être comparé aux tubes monstrueux qui ornent ce panthéon prestien... il n'a pas le même but, ni la même essence; il s'agit pas de la même visée, pour moi l'album en tant qu'usine à tubes s'arrête avec la fin de night comes down, heavy durty/defenders sont le générique de fin du film, histoire de redescendre tranquille, posé, mais toujours implacable néanmoins, j'en veux pour preuve le rythme, qui a un poids certain; de lire les credits (producted by robbie, directed by roberta), de terminer le doigt sur la braguette en couinant quand même encore un peu, Rob ne sait jamais vraiment s'arrêter (comme moi); la classe jusqu'au bout, Judas jusqu'au bout, pas de chipotage possible