mercredi 29 avril 2009

Pulling Teeth : Paranoid Illusions, Paradise Delusions


On a déjà coutume de dire, à l'endroit de ce nouveau disque de Pulling Teeth, qu'ils y font encore plus du Integrity qu'auparavant. Je ne trouve point, personnellement, que les tentations manowarcore aient tant que ça progressé ; en revanche, qu'ils se soient mis à prophétiser les jours derniers à la Neurosis, assurément. Mais même en présentant les choses ainsi, Seasons in the Size of Days reste bien plus proche des crust-babs de Frisco, parce qu'Integ' sont pareillement un troupeau de brutes en peaux de sanglier - ou une harde de sangliers en peaux d'humains, va savoir. Pulling Teeth restent, quoi qu'ils fassent ou brament, un fléau urbain, des petites frappes vicieuses, leurs ambiances d'église dantesque gardent toujours ce coin de rictus pervers, leurs revers en chaire ce petit twist narquois - la voix de racaille, certes, mais aussi les grattes habillées en marques.
Au début, ça peut causer une gêne, qui à mesure des écoutes se précise : aussi rassurant, le disque, que Castror Troy en soutane transfiguré par un fervent hallelujah et une bandulatoire choriste.
Bien plus préoccupant, faut-il le préciser, que n'importe quel Jacky parisien qui s'entiche de doom et de black en escomptant que son marcel fera le -core qui y manque.

3 commentaires:

Raven a dit…

"aussi rassurant, le disque, que Castror Troy en soutane transfiguré par un fervent hallelujah et une bandulatoire choriste." ahahah mais quelle éloquence mes aïeux, je vois tellement le truc qu'il faut que je vérifie c'est pas possible autrement.

Lucas a dit…

Je n'ai alors pas encore capté le coté goguenard de la chose -qui se prends très au sérieux chez moi- mais qui plait malgré tout à outrance.

Raven a dit…

mais... c'est énorme !