jeudi 23 avril 2009

Rattlesnake Bite Love


Cet album, mince dur et aigu comme les crochets du serpent, fait bouillir le sang, en un instant et pendant trente-sept éternelles minutes. La pure toxine de rock'n'roll, qui en vérité va te secouer et t'arquer de convulsions paroxystiques, lâcher la bride au tonnerre roulant, dans tes veines, y déverser à tombereaux ouverts la douleur exultante, notablement moins langoureuse et engourdissante qu'Overkill l'album-monde, moins impérialement non-stop-tubesque, mais tout aussi inhumain de trépidement, aride et derviche comme Ace of Spades - te violenter et te brûler toutes les artères et le squelette, tant le Serpent va te ployer à t'en faire amèrement regretter d'avoir charpente si raide, pas de répit pas d'issue, que les cendres, à cette orgie ce piétinement de ta pudeur (de ta honte, aussi), tes digues, liquéfiées, à ce fouet fluide qui te fait danser jusqu'à l'évanouissement de tout dans le lac de poison.
Hello, victims ...

1 commentaire:

Raven a dit…

"aride et derviche comme Ace of Spades" - yeah ! ace of spades est le plus dry, le plus cru, nature, de tous, plus que celui-ci, plus que n'importe lequel sans doute; overkill est fort bien habillé à côté, et avec une grosse carrosserie comme le gros hummer surpuissant et sûr de sa puissance qu'il est - AOS lui est tout maigrelet, et tout nu, car c'est un homme préhistorique, et il a un moteur de mobylette, mais il fonce tête dans le guidon, débridé, contre le vent, contre la mort. YOU KNOW I'M FAST-AND-LOOSE