vendredi 17 avril 2009

Réclame

Interlude. Gaffe avec le md, quand même, hein.



The Mushroom River Band : music for the world beyond


Stoner, hard rock… whatever. L’important est de faire attention aux mots clés disséminés dans cette modeste chronique… modeste, à l’image de ce disque de rocker au naturel, sans autre prétention que celle de groover à mort dans les jupes de mémé, d’envoyer la sauce hagard et illuminé qu’on est dans l’extase du riff à l’arrache mais imparable dès les toutes premières secondes, du groove inaltérable des chevelus, de ne pas trop forcer sur la touche nostalgie 70’s pour augmenter le capital nostalgie mais plutôt de le faire surgir aux moments cruciaux ; et sans prévenir d’envoyer ce qu’il faut d’émotion brute – addicted – comme pour rappeler qu’il y’a un cœur gros comme ça là dedans. Capter l’essence des deux premiers disques de Kyuss – Wretch plus encore que Blues – reprendre cette insouciance juvénile totale, l’insouciance du mal (même pas peur Satan !), reprendre ce son mélasse et cambouis caractéristique trait pour trait (maintenant je vais essayer de pas tomber dans le racolage qui me sied tant), en y ajoutant par moments une couche non négligeable de Superjudge (raté) – avoir le handicap d’un chanteur dépourvu d’un vrai charisme mais capable de filer le sourire jusqu’aux oreilles quand il pousse le cri du rocker en rut ; YEAH. Avoir un son, des lyrics pleins de naïveté, de jeunesse, de fougue, de fraîcheur, et sentir le standard plein nez dès les premières écoutes ; impossible de rester inerte, impossible de ne pas remuer ses liquettes, impossible de s’en souvenir une semaine après mais impossible de ne pas y repenser quand revient l’envie d’apprécier les bonheurs simples ; les albums de cet acabit sont ceux qui nous mettent à sac nos journées moroses, dessinent un gros soleil dans notre cœur mazouté, et donnent envie d’aller se faire une virée en caisse, n’importe où, de se montrer, de faire le beau. Etourdissent, enivrent. On s’y laisse aller, comme dans un... trou ; parce que la pochette est moche mais sied à merveille au contenu : c’est un plaisir simple, le plaisir du rock’n’roll - car tu sais mon petit, les meilleurs choses dans la vie sont les plus simples, eh oui !


Jean-Jean

1 commentaire:

rvn a dit…

il a été posté pour moins que ça, mon gégé