mardi 16 juin 2009

Complete Failure : heal no evil


La version pour l'instant auto-produite et éditée à 100 exemplaires, exactement. C'est à dire la version du groupe pas produite par l'homme qui valait trois milliards, celui qui ne veut plus fabriquer de compacts, vous avez deviné. Ça veut dire fini le son sale au petit poil, finie la saveur norvégienne crue, vous avez deviné, ça fait de Complete Failure ce qu'ils étaient en germe : un Cursed Converger de plus dans la légion.
Et vous savez quoi ? Ca fait putain de bien. Les choses sont à présent claires et il ne reste plus que, vous devinez quoi ? Ma vieille lubie ? L'essentiel, exactement. Ce qui se passe vraiment. La même chose que devant Complete Failure sur une scène. De la purée de cervicales, et de lombaires avec, une inondation de fluides organiques aigres, un goût de sang dans la bouche avec une envie de davantage, une virulence vocale à la Arkangel en moins chihuahua-bannon, à la Kickback des cavernes, bref tout ce qui ne se quantifie ni ne se nomme ni ne s'explique. Ce truc qui fait sourire et claquer des mâchoires, cette pulsion incurable. Du hardcore en forme de chat de gouttières.

1 commentaire:

Crown_Me a dit…

Du bon décrassage, même si je regrette le son façon "coton-tiges en limaille de fer" du père Austin. Un peu moins d'impact du coup, même si niveau grinderies cradingues ils restent dans le haut du panier. Bien bien sous-estimés ces gars-là...