vendredi 19 juin 2009

Fenriz'Red Planet / Nattefrost : Engangsgrill


Enfumé pour qualifier du stoner, c'est comme pachydermique pour parler de doom et comme la pluie. C'est chiant. Mais pour décrire le stoner de Fenriz (relisez les trois derniers mots autant de fois que nécessaire, puis passez à la suite), je vois mal comment je pourrai y couper. Bordel, ce son est à vous coller des quintes de toux, on étouffe et on tombe la liquette vite vite ; les morceaux baignent dans des monceaux de nuages arides, tout à la fois cramés comme le dernier Ufomammut, i.e. à la façon d'un vieux court-circuit neuronal chimiquement induit, incantatoires comme du Om, et écroulés comme du Screamin' Jay Hawkins. Il y a même tellement de smog qu'il passe sous la porte et envahit la partie Nattefrost du disque, assourdissant son rock'n'roll speedfreak sarcastanique, dont il ne reste presque plus à ce régime, malmenant le grésillement idiot des guitares, que la basse qui marmonne des cochoncetés. Presque, puisque bien évidemment il reste l'impayable Nattefrost show, rots, pialleries, piaulades, criaillage, gargouillements, tout ce qui fait le Nattefrost qu'on a appris à adorer. Ca se finit naturellement en beumeu, mais tout de même en queue de poisson, les chiens ne font pas des chats - je me comprends, c'est l'essentiel.
Quand vous voulez, vous m'invitez à un de vos barbeucs débiles, mes salauds.

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