mardi 16 juin 2009

Kickback : No Surrender


Ce disque, je pourrais bien l'acheter dans un avenir proche ; cependant, pour le coup chroniquer en mp3 ne relevait pas du vice, mais du devoir : le monde n'est acceptable qu'à la condition que rien n'y soit respecté, n'est-il pas ? Ce préambule évacué, procédons.
Ce disque, on s'attendait peut-être à ce que je le couvre de quolibets, d'acrimonie, l'agonisse d'injures. Pas moi. J'y étais prêt, autant qu'à l'aimer. Et c'est ce que le sort a décidé, peu importent (ou pas) mes sentiments proprement mitigés et troubles à l'endroit du citoyen Bessac. Puisqu'il me donne ce que j'attendais à force de me faire rebattre les oreilles à propos de ... Celeste.
Du screamo fruste, cru, ulcéreux. Moins overmarstensiblement plombé que les susdits, avec ces surprenants riffs acides qui flottent entre Deftones, Breach, et toute la noise post-hxc nineties, moins tâcheronnement beumeu mural, plutôt reptilien, grâce à la touche du docteur Lesermann, discrète et langoureusement fondue à l'ensemble tragico-rustique - et bien plus félinement rythmé que les susnommés constipés aux titres en alexandrins, grâce à un forgeron plus que compétent. Pour finir d'être tout à fait beau joueur (c'est hors de propos, et alors ? moi non plus je crois en rien), je dois même admettre que la vociférante façon bain de trempette belge du teigneux en chef, dégage un petit quelque chose qui n'est pas pour rien dans l'ambiance bad trip du tout, avec les samples saturniens et les passages déglingue dérivante.
On m'épargnera, en retour, les considérations de type Guiness Book, merci. Ce disque fait le crossover, saugrenu et troublant, entre Buried Inside et Boulogne Boys, c'est en soi une réussite suffisamment digne de respect.
Envoyez les caillasses.

8 commentaires:

Crown_Me a dit…

Je sais pas si c'est parce que cette merde a tourné (et continue à tourner) en boucle depuis réception et que je vois la vie en rose depuis, mais cette prose tape quand même dans le mille de façon magistrale. Et Buried Inside meets Boulogne Boys, ha ha ha, la comparaison est aussi magique que...juste? Bref, le citoyen Bessac, je prends le thé avec lui ce samedi, 'verra bien de quoi il en retourne. Mais j'y vais accompagné, pas folle la guêpe, hé.

DMDFC a dit…

Pour un interview? Ca serait lisible ou ensuite?

Chouette chro. Il est dispo ou ce putain de dixe?

gulo gulo a dit…

notre compère veut dire qu'il va au hellfest, je crois ...
le disque a l'air pour l'instant seulement acquisitionnable sur des distros saxonnes et néerlandaises, avec des frais de port en conséquence (gsr music, coretex, reflections ...)
y aura un stand gsr au hellfest, aussi

DMDFC a dit…

euké euké...
le Hellfest se transforme en mariage gitan pour ma part. Bien plus rock'n'roll. Je raterais VOD.

Crown_Me a dit…

Shakage de booty à Clisson ouais, mais également interview au passage (je roule pour VS-webzine), on compte faire quelque chose de bien. Double-dissertation en ligne demain au même endroit.
Sinon le skeud, effectivement, hormis GSR et ses frais de porcs (13 euros pour la Pizza Box, ça racle sec), je crois pas qu'il soit choppable ailleurs pour l'instant.

gulo gulo a dit…

pas de feedback des intéressés ou de leur garde noire cette fois, je suis un peu froissé

Kastor a dit…

Question prose, je trouve surtout que ça se la touche sévèrement dans cette kro.
Faut arrêter la branlette intellectuelle, c'est pas la redondance de métaphores alambiquées et complètement relou qui fait le style hein.

Patrick a dit…

"entre Buried Inside et Boulogne Boys"
haha c'est bon ca

tuerie de l'année, et plus encore