vendredi 31 juillet 2009

Weekend Nachos : Unforgivable


Y a des jours où t'as envie d'une lance à incendie à la place du zob, et de la citerne qui va bien, avec, à l'endroit de la vessie.
Non ?
Allez ... et la mâchoire qui pend jusque par terre, et les yeux qui pendent au bout des nerfs sur le menton, et d'avoir la voix qui bave, de noyer les mecs dans un flot de merde, être une heure, une heure seulement, mal, mal, et embouché à la fois ...

lundi 27 juillet 2009

Amber Asylum : Bitter River


Moins à vif, à sa façon zen, que le précédent Still Point, moins torride façon azote liquide que l'ancien et port-salutien Songs of Sex and Death, du syndrome de Clérambault abattu et indifférent comme du Warning, toujours plus froid, comme les larmes de la pierre, toujours plus idéalement proche d'une dame selon le coeur de ce cher vieil Edgar Allan ... Gouffre et horizon désertique tout à la fois d'un romantisme absolu. Terrifiant pour tout artichaut qui se respecte.

Sonic Violence : Transfixion


Qu'est-ce que les vieux Front Line Assembly, les vieux Godflesh, Leech Woman et les vieux Swans, ont en commun ?

L'extrême constipation, bien évidemment.

mercredi 22 juillet 2009

Crowbar : odd fellows rest


On va continuer dans la soul, voulez-vous ?
L'estomac bien accroché ? Il en faut, puisqu'on va le besogner au pied de biche séance tenante.
Il en faut, parce que Crowbar est plus nineties que tout ce que tu peux me citer. Les années esbroufe cheap dans ce qu'elles nous ont donné de plus disgracié, poussif et souffreteux : Tool, Pantera, Alice in Chains, Life of Agony, Type O Negative. Tout ça est dans Crowbar sans qu'une pataude seconde ce soit autre chose que du Crowbar pur jus. Crowbar à soi tout seul, c'est les nineties, pensez donc, c'est so nineties qu'ils faisaient même pas du sludge, c'est un petit groupe de doomcore que Philip A. essayait de nous fourguer, des potes en bermudas qui meuglaient qu'eux c'était no solo, no fuckin' way.
Mais surtout, agrippe ta boyasse parce que Crowbar, tout spécialement sur cet album entre tous le plus fleuri, c'est du pure uncut loukoum, qui dégorge le sirop par tous les tatouages. Dieu sait et il n'est pas le seul, les cris d'orfraie que je peux pousser quand on prononce les mots sludge et Jack Daniel's dans la même proposition, mais pour le coup ...
Dieu sait pourtant, et il n'est pas le seul, que je peux pas piffrer cette tisane d'armagnac banane sirop d'érable ... mais je m'en suis acheté une bouteille, pour l'occasion - hou que c'est cher, cette saloperie.

dimanche 19 juillet 2009

Gossip : Music for Men


La soul. Cette chose qui fait le lien entre Greg Dulli et la disco-house de fond de nuit, entre Jocelyn Brown et les Committments (faisez pas la tronche, celui-ci sonne justement moins Committments que le précédent), entre Candi Staton et Black Strobe, entre Cindy Lauper et le garage, entre le UK garage et New Order, cette chose que l'on ne trouvera dans aucun épisode de The L World ; la soul est toute l'affaire de Gossip. Plus que jamais sur cet album qui réussit à faire danser ensemble le tubisme dance-rock outrancier de Standing in the Way of Control et le mordant rock'n'roll vintage des débuts.
Comme disait ce bon Eddie Amador ...