mercredi 19 août 2009

AC/DC : stiff upper lip


Un disque tout entier dévolu à célébrer l'art de faire une entrée fracassante, en marcel avantageux ou en ralafouf de la même eau, dans un routier surpeuplé de stetsons et de queues de billard. Un disque qui fout la déculottée à RevCo, Rob Zombie, Joe Cocker et ZZ Top. Un disque cru, nu, to the bone(r), explicite, fringant de la croupe, qui roule des mécaniques et tortille du gland, un disque voyou et coq, égrillard et humide, à la batterie qui pistonne lourdement et obstinément, aux riffs qui semblent presque pauvres, et qui sont simplement nus et univoques comme ... vous avez très bien saisi - hé ! on parle de boogie blues, ou bien quoi ? Narquois, incendiaire, implacable.
Mais peut-être, vous n'aimerez pas. Ça se trouve, vous aimez pas Joe Pesci. Ça se trouve, vous aimez pas Motörhead. Ça se trouve, vous aimez pas le blues.

7 commentaires:

Raven a dit…

ahahah ! Il nous les fera toutes ! mon premier AC/DC acheté je crois (ou bien juste après Let there be rock), me souviens très bien avoir détesté la voix + grasse et grimaçante que jamais du gros à casquette (ptain, tu viens de me faire réaliser que sa voix est exactement celle d'un Pesci qui aurait doublé de volume lol), mais j'étais encore dans une période glam chochotte, seuls les riffs claquaient comme toujours mais le reste sans plus (et pis en même temps jamais été très fan d'eux en dehors des soirées, et fait le tour de la question plusieurs fois grâce aux potes, même toppo pour ZZ & Rose Tattoo). assez mal-aimé finalement, mais le plus bluesly et américain de toute leur disco, le crapaud est très vulgos dessus, et le son bien poussiéreux, ridé, tanné comme du vieux cuir, cru. Un disque de hard rock qui sent le viok, quoi.

rvn a dit…

(dans ta foulée hard rock et si le coeur t'en dis, et si le temps tu as, Crimson Idol, In Trance et l'épo de Blue Oyster Cult tu testeras)

gulo a dit…

il sent la bite dans la force de l'âge, oui

Macho))) a dit…

Une bite bien dure?

gulo a dit…

une bite diesel, opiniâtre, épaisse

maxime a dit…

stiff upper lip restera sans doute le dernier album d'ac/dc qui pourra se targuer d'avoir des poils sous la galette. Comme un vieux tracteur qui pisse l'huile et le fioul domestique il laboure du début à la fin, déchiquetant au passage les quelques viles taupes qui annonçaient la fin d'ac/dc.

Leur petit dernier "black ice" sent la naphtaline et les couches pour plus de soixante ans par contre...

gulo gulo a dit…

nice to pay a visit, reddy buddy