mercredi 19 août 2009

Burnt by the Sun : Heart of Darkness


Burnt by the Sun m'a toujours laissé perplexe et morose. Et même aujourd'hui qu'ils sortent enfin un album qui me le fait, je ne sais pour commencer pas si je vais le ranger sur l'étagère death metal ou hardcore. Parce qu'il tient des deux et n'est ni l'un ni l'autre, parce qu'il est sournoisement autre ; ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il fait les deux de la même façon. Une façon profondément anormale. Inorganique. Du death qui ne fait ni rire ni peur ni ne groove. Du death de rue, un peu. Mais pourtant du hardcore qui ne s'adresse ni au coeur ni aux muscles. Du hardcore abstrait, sans révolte. Une chose inhumaine, une intelligence artificielle qui s'applique, pour l'enrichissement de ses données de computation, à imiter la brutalité humaine dans toutes ses ressources et variations, à déchaîner froidement toute la violence d'une curiosité avide et candide.
Pas vraiment un disque qui provoque le plaisir. Le malaise sourd, oui.

5 commentaires:

gulo gulo a dit…

omagad, je viens de survoler le livret ... ç'a l'air horriblement politisé genre sans concessions, genre la guerre en Iraq c'est fuckin' moche ; soyez assurés, chers lecteurs, que ça s'entend pas du tout

Macho))) a dit…

AHAH

Potters field a dit…

ok je suis en train de decouvrir la chose sur tes bons conseils... mais c'est que ça tue ce machin !

gégé a dit…

j'ai pensé à toi, ouais, un petit côté Dim Mak

Potters field a dit…

grave !