samedi 8 août 2009

Gorse : Slumber of Artemis


Robot-grunge. Parce que, si ça cogne linéaire et acharné comme du Josh Homme, ça s'envole sur de grosses ailes nocturnes gourdes comme un Hammerhead gothique, et surtout c'est congelé, lointain et doomé comme du Hazard County Girls, et que le chanteur s'époumone quelque part entre Ian McKaye et Apollo Liftoff.
De l'art d'être un bovin terreux à gros carreaux et un rêveur saturnien tout en même temps ; un petit frère encore plus rural, paysan, de We Live! ; précieux, quoi.

4 commentaires:

Potters field a dit…

mmmm.. ça donne assez envie ça. je me sens justement pousser les bretelles et la chemise à carreaux, à la façon du mec sur les etiquettes de sirop d'erable. mais avec un bouquin d'Artaud sous le coude. j'ai bon ou pas ?

gulo gulo a dit…

ça fait pas trop de littérature hein, c'est de la poésie moussue qui sent le moisi bien rustaude, entre Ancien et Nouveau Monde (je viens de checker les influs revendiquées sur myspace, j'avaispresque tout bon excepté l'oubli d'Harvey Milk), sûr que ça peut bien plaire à un autre amateur de Prey for God ...
j'ajoute qu'il en coûte moins de 7 boules sur Calculon Records

Potters field a dit…

j'en prends bonne note...

Raven a dit…

Excellent; bien vu pour McKaye (Tarantella en est même troublant)