vendredi 25 septembre 2009

Der Blutharsch : Flying High


On pourra tortiller tout ce que l'on veut que ça n'y changera rien : The Blutharshes, sur scène, ils assurent pas le belin. Les albums de Der Blutharsch, en revanche, c'est un autre salami.
Qu'est-ce donc que nous avons là, que cette chose qui avale instantanément en son obscurité rougeoyante ? Deutsch Nepal qui filtre Ufomammut, ou l'inverse ? De nouveaux Swans qui copulent avec des Hybryds en lunettes mauves, ou Starfish Pool agonisant dans l'aube d'Altamont ? La suite d'A Night in Fear, peut-être bien, la fin de la nuit, au moment où il faut que Blub, Alzbeth, qu'importe son nom, le bavard de service, se taise, le moment de la stupeur cosmique, la paisible noyade dans les dernières braises de l'univers, dans les basses goudron et velours tout ensemble qui sont tout ce que les synapses parviennent encore à annoner à la tête d'épingle de la conscience, caressée par le mol flottement des filandres de voix et de guitares languides ?
La dope la plus massive d'année, très probablement.

2 commentaires:

thelightcarrier a dit…

Plotch sur mon clavier.


Rétrospective DerBloulou par chez moi :

foetusfoetus(POINT)blogspot etc.

Antilope a dit…

Bande d'arrogants! Je vous lis cependant avec grand plaisir. Ca arrive.