lundi 30 novembre 2009

Aosoth : ashes of angels


Pourquoi, lors que moi-même je trouve ces lieux un peu trop souvent chevelus, devrais-je dilapider l'attention que vous m'accordez encore avec encore un album de black ?
Parce que celui-ci est un brin plus méchant que la normale, attendu qu'entre deux chaloupements de valses accordées en VBE et pratiquées en KDS, il est modestement aussi trépidant, sans répit et grégeois, que Sacrifice, dont il est l'avatar undead.
1/ nuff said
2/ toute personne qui ne voit pas de quel Sacrifice je veux parler a non pas un mais deux disques à écouter prestement, la petite veinarde.

Paradise Lost : Symbol of Life


Symbol of Life ? Allons, allons, les mecs ... pas à moi. Tombez-moi cet inutile perfect mask. Love Symbol : vu ! Perdu pour perdu, Paradise Lost s'est foutu on fire, et le résultat, simplement magique, dépasse toutes les espérances qu'on n'avait pas au vu des précédentes tentatives de pavane, la réussite de la manoeuvre est à la mesure de l'aberration, une de plus à porter au compte des excentriques britons, de cette electro-goth tearsforfearsien et headbangatoire surboosté par une batterie aussi aérienne qu'elle est musculeuse - totale (on suit toujours ?)
Le disque a les yeux revolver, il inonde le scrotum de velours, aggrippe-toi à ma peau de mouton et monte là-d'sus, tu verras les Highlands.

samedi 28 novembre 2009

Paradise Lost : In Requiem


L'album qui me donne l'impression d'à nouveau écouter PL pour la premièreuh fois, ma petite fleur intacte devant ce tronc d'arbre d'une laideur et d'une vulgarité ... fascinantes. Holmes, le creuseur de tunnels, a bûché son Gahan, et lui emprunte cette fois des passages plus fugaces, plus subtils, et c'est fort bien, mais pour la peine il relâche sa vigilance et son Hetfield, qui donne en spectacle les dehors les plus vils de la filiation. Les chansons sont mielleuses comme le point commun entre A Perfect Circle et Audioslave, une fois écarté le gnôme de la Lune touché de psychose oniroïde, et ressemblent tout à fait à Colin Farrell au taquet en soirée goth. Navrant, envahissant, ultra relou, et étrangement touchant - quelque part. Si on aime chercher ...

Nick Oliveri & Mondo Generator : Dead Planet - Sonicslowmotiontrails


Ça nous pend au nez à tous un jour. Se voir glisser sourdement en mode enculé - pas froid comme la mort : sec comme la vie. Voir les autres goûter sur nous le sel de leur terre, et le fantôme de leurs larmes, les voir plisser les yeux pour nous regarder. Et en avoir des façons de remontées gastriques qui seraient parfum suave. Se sentir s'éloigner sous des couches et des couches de cuir tandis même qu'on devient de plus en plus épidermique, d'autant plus détaché qu'on devient immédiat. Furieux et minéral, hurlant et chaud, âcre et fauve, une tempête de sable. C'est même pas à moitié aussi grisant que ça peut en avoir l'air. Ou bien si. Mais peu importe que tu éponges des tonneaux ou que t'aies rien bu depuis un an, les fois où t'as la super patate de la mort et celles où tu fais la honte à ta race jusqu'à la quatrième génération se confondent de plus en plus de toutes les façons, à l'œil nu.
Éternellement jeune et prématurément sénile, Nick Oliveri.

Ça c'est pour ma couille préférée.

mercredi 25 novembre 2009

Demande à la poussière ...

... Ou au Moignon. De ce côté-ci, la semaine va continuer d'être chiche en chroniques, le son est en carafe dans le bureau que me prête grâcieusement la RATP.

samedi 21 novembre 2009

Paradise Lost : Shades of God

Si les merveilles de l'histoire exerçaient sur bibi le moindre attrait, vous pensez bien qu'il le saurait. Si cet album me régale, ce n'est donc sûrement pas pour ce qu'il documente la soupe primordiale où clapotent les restes du Paradis. Ni même parce qu'il me donne raison quand j'entendais déjà dans Icon (on a bien dit qu'on s'en tapait le cul par terre, de la chronologie réelle ?) une parenté avec certains des graisseux dont les petits noms vont suivre ... OK, je suis un peu de mauvaise foi, là.
Mais, tout benoîtement, parce que le sus-mentionné gruau l'est tellement, primordial, qu'on en reprendra du rab' à belles dents. Ombres de dieu je ne sais trop, mais nuances de plantigrade, à n'en pas douter : grincheux comme la cathédrale au fond des bois, brusque comme le glouton qui a le blues, et rugueux comme the Almighty (bah ça ! te voilà, God). Sans oublier la grosse larme de Sabbath qui fait glisser le tout comme fiente de canard et met un peu de doom dans tout ce rock - ou bien serait-ce pas l'inverse ? Ce disque est crossover, sapristi, il jette de gros ponts (de pierre, forcément) entre les trucs et les machins, il fait entendre le doom dans Entombed, le death'n'roll dans Cathedral, le goth dans Gorefest - tout en parvenant déjà, évidemment, à incruster les petites Sisters dans la bourrée. Et : non, je ne viens pas de m'abîmer dans l'étude de document ; je vous parle d'un de ces disques qui documentent les cervicales, qui font pousser des familles dans les papilles ; tout ceci est un bouquet, comme plus tard seront les solos de McIntosh, qui sont à l'image de la jaquette de Draconian Times, un tourbillon tranquille et pailleté de feuilles mortes de toutes couleurs.
En un mot comme en cent, l'une de ces recettes rares qui tiennent au corps et font tout le prix de l'hiver à la campagne. Puis ça prouve-t-y pas la grandeur de ce disque, tant d'effet sur l'éternel éléphant que je suis dans la porcelaine du vrai metal ?
Non, sans doute que pas. Alors écoutons la voix des témoins anciens, voire un peu si pépé a la berlue.


Je vous parlais tantôt de mon amour inconditionnel pour ces disques entre deux eaux... l'une claire et limpide comme dans les histoires de princesse, l'autre rappelant plutôt l'eau de vaisselle façon lendemain de soirée raclette, avec ses milliers d'yeux gras qui vous regardent, lourdement désapprobateurs. Et je vous avais même donné l'exemple d' un certain Wolverine blues dont je compte toujours vous entretenir d'ici peu. Mais là l'occasion se présente de régler le cas Shades of god, et elle est trop belle, je ne peux me résoudre à la laisser passer. Paradise lost, je serais tenté de dire qu'ils ont eu 3 carrières. Celle pour commencer d'un groupe de doom puant le caveau, et qui dans le cimetière partagerait vraisemblablement la même concession que Anathema et My Dying bride. Ensuite celle de groupe illustrant/écrasant/définissant à lui seul toute la vague gothic metal. Et enfin celle de groupe pop aux ambitions Depechemodestes, mais plus dépêche que modestes. Vous vous doutez bien de laquelle je préfère, ne goûtant que fort peu les clins d'œil trop appuyés et pas assez assumés, comme une œillade lancée à notre intention par une fille au bar, mais pas la plus jolie non. Plutôt sa copine mal fagotée qui en fait trop dans l'espoir de se faire remarquer. Donc Shades of God pour revenir à lui, c'est bien simple, il a tout pour marquer son temps: le caractère novateur en terme de style, la pochette de Dave Mckean, et le single qui met tout le monde d'accord, j'ai nommé As I die. Un peu à la façon d'un Last time sur Draconian times, si vous voulez, mais qui serait pas tombé au contrôle antidopage. A la limite, c'est même le problème du disque, ce single. Il en devient gênant tellement il écraaaaaase tout ce qui le précède. Donc oui cet album a plein de défauts. Et oui un Icon se révèlera plus équilibré et abouti. Mais oui, cent fois oui, si je dois garder seulement un disque de leur discographie, ben ce sera Shades of God. Meilleur moment pour écouter le disque : juste en début d'après-midi, en prenant le digestif.

Little-Axe


Et donc, l'honneur est sauf, j'ai rien compris au film, pour ne pas changer : elle est sympatoche, As I Die, mais elle tient la route ni face aux tubes de la même eau (watch out ! clin d'œil !) qu'ils pondront dès à partir de l'album suivant, ni face au reste du disque. Mais ça reste du sympathique hit de cro-magnon.

vendredi 20 novembre 2009

Human Anomaly : The Blind Juggler


On a tous un ami momie toute molle avec une tête de mongol - non ? Un truc étrange, orange et qui dérange, alors ? Une grosse mygale avec une tête de poule ? Voici son jazz. Tout mou, caoutchouteux, loungey, et pervers. L'impression que c'est cinq fois le même morceau, mais de plus en plus génialement dégoulinant, claudicant tout en souplesse et en coolness, que ça dure depuis des heures et que c'est génial, et que ça fout salement les nerfs en pelote aussi. En pelote de chewing-gum fondu. Ou bien ptèt bien que c'est ton cerveau qui traîne à digérer tout ça - quoi, au fait ? tais-toi cherche pas, mâche - parce que c'est lui qu'il digère - 'scuse, un fil - tu disais ? Ça se mord la queue ? Ôte tes pieds de ma queue, tiens, pendant que t'y es. J'ai déjà repris de ce truc tout à l'heure, ou pas ? C'était quoi, déjà ? Rends-moi ma tête, voir, deux secondes - hein ? je disais quoi ? Attends, faut que je retrouve mon treizième doigt, ça me grattouille, là, le ...

Paradise Lost : FDUDUU


Se fût-il maintenu dans le ton de sa première grosse moitié qu'on eût tenu là une sorte de meilleur album. Ces sept premiers morceaux ont tout de l'album dit "de la maturité", de la maîtrise des moyens. Il a de ceci les qualités et les défauts. La dernière partie du disque n'en a que les défauts.
Certes, Nick est à présent assez sûr de ses techniques (pouf, pouf) pour ressortir sa bonne vieille rocaille, en juste ce qu'il faut de plus peaufinée, patinée aux quinze ans d'âge de qualité supérieure probablement, et aussi il réussit enfin à faire du bon Gahan ; certes les mélodies sont épiques, grandiloquentes, blessées ; certes, on recommence à envoyer du gras héroïque et de la moquette musquée. Mais vous pouvez ajouter, à chacun de ces charmes pleins d'assurance, la mention trop. Manquent ici, fatalement, la naïveté juvénile mais déjà dépourvu de lèvres, ce sont tout de même des Britanniques, les riffs qui grincent comme un essieu gauchi, les cols remontés dans le vent, qui barrent l'expression de six pieds de long et la rendent plus torve, le rut de plomb qui obstrue la gorge d'une boule de colère.
Et puis, la fin vire à l'américain.
On me dira et l'on aura raison, que c'est le ton de l'album, l'efficacité, les vis partout resserrés. Fort bien. J'attendrai encore un peu l'album de vieux, et que la panse relâche de force cette ceinture de marque.

Paradise Lost : One Second


Quand on a un gabarit un peu hors norme, mieux vaut opter pour la sape sur mesure. Du prêt-à-porter cintré, un peu trop cintré, c'est tout de suite la catastrophe et le four, les rires assourdissants, on sent d'ici le fard qui picote les joues. Ça boudine, ça s'écarte entre les boutonnières, et ça n'a seulement pas le bon goût d'artistement mouler le paquet.









jeudi 19 novembre 2009

Paradise Lost : Host

Au moins Symbol of Life aura la décence et la lucidité de s'abandonner avec fièvre à une vulgarité qu'on aurait avec peine pu qualifier de sous-jacente, tellement elle est un mur maître chez Paradise Lost, alignant en tout munificence reprises de Dead Can Dance, Bronski Beat, Korn et Rammstein (hein ? pas du Rammstein ? moi je dis y bluffe), et des Choses de la trempe de "Perfect Mask", excusez du peu - y a pas, Rhys Fulber, ça se reconnaît à des kilomètres, et pour faire du toc grandiose c'est le banco, on se croirait dans Pandemonium ; encore plus INXS en cape que Draconian Times, croyez-le ou pas.
Mais là, quand je capte dès l'entame, comment faire autrement, ce qui se joue, je - gasp ! Je dis stop, je mets le holà.
Les gars, Depeche Mode a la distinction ; vous, vous avez une certaine élégance. Faut pas tout confondre.
Autre chose : l'electro-wave est une musique sexy. Même congelée en Autriche, même vert-de-grise chez les frisons. C'est sexy. Le metal peut être sexy, regardez Megadeth, le doom peut être sexy, voyez Reverend Bizarre ; c'est pas le problème. Le problème est que vous n'êtes pas sexy, et ne le serez pas. Continuez donc plutôt à nous rouler des Monchéri en pierre de taille.

Nile : In their Darkened Shrines


Cérémonie traditionnelle du méchoui au fin fond du cul de la pyramide. Sur la broche un petit type, prénommé Indiana, à tourner la broche un grand, prénommé Conan.

Paradise Lost : Draconian Times


Ce que la bande à notre Chris Cornell réincarné en ours a pu dégueuler de plus proche de la conception ordinaire de la grâce - sans se croûter à grand fracas, s'entend.
Bon, c'est Paradise Lost, donc ça ressemble tout de même à Anthrax circa White Noise qui chante du Sisters et sonne comme du old U2, pas d'affolement.
A hairier kind of slumber, sort of.











Paradise Lost : Icon


Sans même parler de cette pochette qui me fait du gringue depuis maintenant une quinzaine d'années, il ne se pouvait point que, amateur comme je suis de Napalm Death et Cathedral, je passasse à côté de ce groupe, cela n'aurait su éternellement être. Pareille mâle absence de grâce orgueilleusement voire saxonnement arborée ne peut que me fasciner et finir par me subjuguer ; d'autant plus que désormais grâce au compère Little-Axe, je ne vois plus la bouteille à moitié vide, i.e. le James Hetfield i.e. le miel, dans la voix de Nick Holmes, mais l'à moitié pleine, aka les grosses couilles de chat en meraude, dans la susdite. C'te façon d'aboyer (si j'ose dire) la jérémiade romantique comme un soudard susceptible, tout de même, c'est quelque chose ... Il module, pourtant, et ça ne produit jamais rien qu'on puisse sérieusement appeler de la mélodie, jamais de la juste en tous cas, , soutenu qu'il est par ces riffs aberrants de Metallica dépressif, de Type O dénué de verve et de vert fluo, de doom au format tube heavy metal lorgnant sur le goth d'un regard terne, le tout résultant en une tristesse épaisse austère comme la pierre, qu'on dirait du Rammstein récent avant même Symbol of Life - et ça leur va beaucoup mieux que lorsqu'ils s'essaient à l'aérien et au délicat, mais nous ne sommes pas là pour parler des misérables viandages nommés One Second et Host, seulement de l'élégance de cet album à la lourdauderie non pareille, au naturel, sans aucun recours à l'extrême et au fleuve ; la mocheté naturelle de la gravité et du saturnisme laconiquement ampoulé, dans toute sa splendeur. La plus grande partie d'entre nous après tout n'est Dave Gahan que dans ses rêves, et Claude Corti ou Nick Holmes en vrai, non ?

lundi 16 novembre 2009

Nick Oliveri : Death Acoustic


Ah merde ... juste là en-dessous, je viens de cramer toute ma verve et votre indulgence, concernant quelque sorte d'éloge du boulet que ce soit ...
Pourtant j'ai pas envie d'attendre des semaines ni même des jours que ça se tasse, pour vous parler de cet amour de Nick. Oh puis après, pourquoi, déjà ? Pour préserver une quelconque fraîcheur, pour vous laisser respirer, savourer le changement, la diversité ? Respirer c'est très surfait, et le changement, ça sert à rien. Nick il fait pas dans le neuf, il fait de la country burnée de jeune guedin coreux-monboule rattrapé par sa beauferie congénitale, du rock acoustique vulgaire à souhait, il fait ça avec l'élégance des mecs à poil, des relous classe américaine qu'ont bu et gerbé toute honte mainte fois, et moultes fois, et pur malt fois. Il a le charme de Johnny et GG Allin en un seul homme, ce petit con de blondin à barbiche, la séduction fatale des gonzes qui vous braillent des trucs outrageux pas sérieux une seconde plus vrais - qu'est-ce qu'on en a à foutre au fait de la vérité au fait ? plus vibrants que n'importe quelle apoplexie cathartique, le charme des vrais soûlots, les odieux. Dans mes bras, Oliveri fils de pute.

Todd : Comes to your House


Avant que son noise-rock mongolien ne vire tout dernièrement (ou tout bientôt, pour ceux qui n'ont pas plongé les yeux fermés) à la catastrophe naturelle d'ampleur maximisée, Todd était déjà un cramouze de gabarit intergalactique, et dangereux avec ça. Et il serait déplorable que cette page ne salue pas la chose ainsi qu'elle le mérite, peu me chaut que la probable totalité des badauds ici soit déjà au courant. De toute ce sera raccord avec Todd et le ci-devant album : Todd débarque dans ta cagna, c'est le désastre assuré - mais ça peut encore empirer pour ta dentition et ton teint de pêche si jamais tu causes un peu trop haut et gras, ou même si tu a simplement l'œil un peu trop haut, d'ailleurs. Todd c'est LE poivrot de catégorie préoccupante ; dans toute sa gloire ; sa pestilence, son indélicatesse, sa brutalité, sa cochonnerie de tempérament pour laquelle "de merde" est ... comment on dit, l'euphémisme d'un euphémisme ? Je me rappelle que l'année de sortie de ceci j'avais caressé l'idée de le fourrer dans l'un de ces palmarès qu'on échafaude à l'arrivée des fêtes, avant de me dire, dans une embardée de plaisir stéréophonique (on est dans le bus, on se tient, mon pépère, il est onze heures) que ce serait un contresens, tellement ce disque personnifie, non le no future, mais le no tout à l'heure, le no tout de suite même, le juste maintenant ! fais n'importe quoi ! et si tu peux le faire avec ton crâne dans le nez du citoyen d'à côté, hésite surtout pas, sac à merde, de toute façon demain t'auras même plus de potes pour te faire le compte-rendu de ta soirée ; vomis, bouscule, houspille, piétine, écroule, intimide, cisaille, les neurones et les museaux ... Todd est plus teigneux et gratuit que Kickback et Knuckledust réunis, Todd est le bordel, et plus encore. Todd est la misère, Todd est une plaie, Todd est le tournis ignoble avant le renvoi, Todd fait pitié, Todd fait chier, Todd gâche la vie, Todd nuit à la fertilité, Todd rend alcoolique, Todd mange les enfants et les orteils, Todd te pisse dessus et se pisse dessus, Todd pédale dans la semoule et t'éborgne avec les grumeaux qui giclent à la parpaing, Todd headbangue avec ta tête - louder, sissy ! - d'ailleurs, ne dit-on pas "the more fuckoff the name, the more FUCKOFF THE BAND !" ?
Todd, il t'encule.
Bienvenue, Todd, entre donc je t'en prie, fais comme chez toi ...

dimanche 15 novembre 2009

C'est doomanche

Il fait moche, on se blottit les uns contre les autres chez soi et on écoute nos invités, qui se souviennent, et qui savent raconter les histoires ...



The Pogues : rum sodomy & the lash

Soyons bref, mais soyons honnête ... Je n'ai pas toujours aimé Rum Sodomy & The Lash, déçu que j'étais au lycée par ce disque, copieusement gravé sur un ami du genre fiable musicalement, sans même l'avoir écouté. Je m'attendais à du Stranglers en plus crade encore, vu cette pile de corps éplorés et à bout sur la pochette, invraisemblable blasphème à la gueule du grand Géricault, ce pervers pépère qui se faisait amener des bouts de macchabées dans son atelier pour mieux peindre la pas très reluisante condition humaine. Bien sûr, niveau corps empilés, morts ou vifs, je fus servi. Niveau crasse, aussi. Mais en ce temps-là, je chiais sur les textes... Ce fut donc l'étagère, et la prise de poussière qui s'ensuit. Puis, des années plus tard, je pêchai la bête en vinyle. La pochette dégageait quelque chose de plus malsain encore, et si je me laissais aller je ferai des lignes et des lignes dessus. Mais back to the music. Enfin, je fis connaissance avec la prose laminée par la vie de Shane McGowan, véritable pilier de ce comptoir mal famé. Il y a là quelque chose, je me suis dit. Quelque chose qui n'a rien demandé à personne, un genre d'image d'épinal de l'Irlande et du temps des marins, avec force drames et moult malt. Si j'étais un tant soi peu professionnel je me serai murgé la face avant de vous écrire cette broutille (une autre fois qui sait?), histoire de pouvoir beugler ces refrains qui semblent tous dirent "t'as le droit de chanter d'être heureux pour ce soir, corniaud, demain ça sera ton heure"... L'immanence de la mort est partout dans les histoires de McGowan, ainsi que la promesse du malheur certain. D'où l'idée de jouir du moment sans entrave, ce dont nos mièvres modes de vies manquent tant, finalement. Mais je m'égare à nouveau... Il y a aussi pas mal de chansons traditionnelles bien sur, et ce ne sont pas les moins bien gaulées sous leur tablier de serveuse, voire sous leur tenue de hussard, comme la bassiste, qui entonne un I'm a man you don't meet everyday à vous faire virer de l'autre bord derechef ... Ah Cait O'Riordan... "elle était mince, elle était belle, elle sentait bon la guiness chaude..."

libellés : houblon, whisky

Innamorato




Katatonia : brave murder day

Les vieux parlent aux vieux. Et de quoi parlent-ils ? Et ben de trucs de vieux... Et plus précisément de tous ces groupes que vous avez écoutés pendant dix ou quinze ans, que vous avez connus lorsqu'ils jouaient du black metal cradingue, du doom poisseux ou du death qui colle. Ces mêmes groupes dont les derniers disques vous pouvez emballer de la nénette dessus tellement il y a des tubes. Vous voyez de quoi je cause ? Oui, de tous ces mecs qui sont partis d'un truc primaire et borné pour arriver avec les années à quelque chose de plus rock, voire de pop pour certains et de carrément électro pour d'autres.... ces keums à la Paradise lost, Tiamat ou Katatonia. Et ben moi s'il y a bien un truc que je kiffe dans la vie, c'est à coup sûr les albums de transition, ceux où on voit apparaître les premières tentatives de changement mais dans lesquels résident encore la patte et la hargne des débuts, voire la maladresse. Oui pile poil ceux qui ont le cul entre deux chaises en fait, ou mieux entre le rocking-chair et le pouf, une fesse sur chaque et le trou de balle qui prend l'air. Alors coup de bol pour nos gueules le Brave murder day il est en plein dedans. Pas dans le trou de balle, bande de vicieux, mais dans la catégorie. Genre Entombed quand ils commencent à faire du rock'n roll et qu'ils vous sortent un Wolverine blues que tout ce temps après vous vous en êtes pas encore remis. Putain celui là aussi va falloir que je vous en parle un de ces quatre parce que merde. Ben ce disque, contrairement au blues du glouton sus-nommé, c'est l'antigroove par excellence. La batterie minimaliste, les riffs froids et monotones, la voix qui vous prend là, oui juste là où ça fait un putain de mal et qui appuie dessus parce que ça la fait marrer. Et pourtant ce truc déborde d'une espèce de feeling, catchy qu'il en peut plus, avec le pied qui commence à taper tout seul comme un con, phénomène aussi inexplicable que quand vous moshez au ralenti sur du Bolt thrower. Brave murder day, c'est une rondelle qui en a chamboulé plus d'un, croyez-moi, avec son mélange de dénuement extrême, d'esthétisme rachitique et de bon goût clairement assumé. En plus, la pochette elle va trop bien avec le fond mauve du site. Meilleur moment pour écouter le disque: les soirs d'automne.

libellés : strychnine, cognac, cire fondue.

Little-Axe

samedi 14 novembre 2009

Mythical Beast : Scales


Du même sang que To Bring You my Love, Lapsed, Immortal Memory, Jex Thoth, et Penis Envy.
Le point commun chacun le voit, bien entendu. De la musique telle qu'on en fait rarement de plus femelle. De la musique qui est nuit, et gestation. Calme et liquide comme le ciel nocturne, aube et crépuscule embrassés dans un puits matrice de tous les prodiges, calme comme l'une de ces nuits qui sont aussi bien recueillement suivant épique périple, que précédant non moins glorieux voyage. Méditation de toute la chair, étale et infinie jubilation, sérénité délivrée de toute syntaxe, que la psalmodie modulée par le feu de camp du pèlerin, son rythme labile, sa puissance folâtre, sa patience mystérieuse, sa souplesse fauve ...
La sorcellerie ouvre toute les portes, tout est affaire de confiance, de lâcher-prise. Laissez-vous aller, tremblez.

Todd : Big Ripper


Tudieu, ce boucan d'enfer. Ce disque, c'est kif-kif le Rot in Hell, c'est un live. Pas un disque live, je déteste les disques live, leurs notes approximatives, leur son approximatif, leur étouffement, leur absence de saillant, de contondant, j'aime mon confort et respirer la musique. Mais Todd ne joue jamais que des notes approximatives, et Todd déchire toujours tout ; et ce disque, c'est toi à un concert de Todd ; moi, en tous cas.
Ce disque déchiquète, ponce, démantibule, et tangue à tous les diables ; ridiculise tous les groupes de noise qu'on voudra, et ceux de sludge-machin aussi, il remet les White Mice et les Shit & Shine là d'où ils viennent, le pays de Jacques Brel, renvoie l'apocalypse de toute cette merde de neurocore sous sa bouillotte avec sa narcolepsie, rappelle le chaos de tous les groupes porte-manteaux à flashbooks à son algèbre verbeuse. A l'heure où sort 2012, il est bon de remettre certaines choses à leur place, et de tout envoyer en l'air. Ce groupe est un des très rares à pouvoir jouer avec Oxbow ou Harvey Milk sans faire sous lui. Ce disque le prouve : la teuf que David Yow en plein delirium tremens a improvisée pendant the Big One. Festif, oui, jusqu'à la terreur ; lunatique, au sens plein, voire pleine lune, du terme.
Satan est revenu.

mercredi 11 novembre 2009

The Gates of Slumber : Hymns of Blood and Thunder


La peste soit de ma précipitation à boucler mes prêches et les publier derechef ... J'ai omis dans mon enthousiasme un mot seul qui s'impose à présent comme une évidence, et manque cruellement au dithyrambe de ce disque qui ainsi qu'on pouvait le supposer vu le groupe dont il est l'œuvre, grandit d'écoute en écoute.
Un nom, plus précisément (je reconnais ce nom ...). C'est pourtant limpide. Ce Cimmérien flamboyant, gourmand, bagarreur, altier, ce roi des voleurs qui monte à l'assaut de l'horizon sur son Earthride pailletée à la suave pétarade, ce bellâtre ultra-gaulé en toutes mensurations qui miaule son rut impérieux, et débusque entre les étoiles et au fond de la gueule de la folie les laiteux rivages du lac de paix violette et scintillante ... je le connais, et je connais son nom. Glen.

samedi 7 novembre 2009

Joie, mes frères

En cette auguste journée, ce n'est pas une mais deux doux agneaux que la Church of Soum se fait fête d'accueillir. Vous le reconnaîtrez peut-être puisque vous venez en grand nombre d'un triste site communautaire où il erre, et que sa flamme est notoire et unique ...


Led Zeppelin "when the levee breaks"

J'ai jamais essayé de faire un top 5 des intros les plus mandalesques, les plus menhiresques, les plus stonehengiennes de tous les temps, mais si j'en faisais un, ce When the levee breaks figurerait surement en bonne place (genre 1 ... par exemple). Bonzo la brute épaisse qui tronçonne un beat bien épais, genre tronc d'épicéa centenaire, avec ça chérie on va faire turbiner la cheminée pendant des siècles, et copuler au coin du feu aussi longtemps... Et le pire c'est que le bovin batteur tient la cadence pendant les 7 minutes, en lâchant juste quelques breaks d'une primitivité crasse. La première fois que, jeune puceau ivre d'une musique que j'étais trop jeune pour avoir vécue (comme Led Zep avec le blues, le pucelage en moins quoi), je tombai sur ce truc à la fin de Zoso, ce fut le drame : qu'est ce que c'est ? pourquoi Stairway to heaven et pas ce truc ? et bordel, mais c'est bien le beat de Rhymin & Stealin ou je rêve ? Oh oui c'est bien lui, dans toute sa grandiosité dépravée. Aujourd'hui encore, ce titre me laisse groggy. D'un vieux blues relatant la plus grande crue du Mississipi de l'histoire, le Zep fait une bande-son pour rite occulte à la Crowley, façon Eyes wide shut ou Neuvième porte, mais avec un gros Bonzo farci à la coco (qui sniffait par joyeuses pognées dans sa main de yéti), judicieusement placé au pied de l'escalier de Headley Grange (manoir de villégiature du zep pour l'enregistrement du Zoso) pour obtenir cet écho nordique et titanesque. "Crying won't help ya, prayin won't do you no good"... et Smurfin', ça par contre, c'est ce qu'il y a de mieux à faire en écoutant un tel truc. Sur ce beat carré comme du Dr Dre, probablement l'un des meilleurs de l'histoire du hip hop(encore une fois si je faisais un top...) il fallait oser coller cet harmonica grinçant comme une vieille caravelle prise dans un tourbillon, vous entendez pas comme cette guitare TOURNE, comme Plant semble se débattre contre un océan débordant de rage, l'écume aux entournures ?? Et puis ce passage presque festif à 2min30, réminiscent du solo de Lemon Song, déjà pompé à Howlin Wolf mais bon on va pas revenir dessus : c'est SATAN, celui du carrefour (pas le supermarché, bande de kevins!!!), de Robert Johnson, c'est festif comme le doit d'être une messe noire : orgies, orgasmes, bouc, boucan. HEAVY.

Innamorato


En plus il invente tous les mots en -ivité et -isité qu'il lui faut, c'est un bon, lui aussi ...

The Gates of Slumber : hymns of blood and thunder


La voix est toujours la même, ruisselante de religion, et exubérante de cossardise ; en même temps, naturellement.
Les riffs sont toujours les mêmes, manowarmotards, flasques et enthousiastes.
Mais il se passe quelque chose de neuf, de plus, cette fois. Est-ce d'avoir avec Conqueror goûté à autre chose que la grandeur de la misère crasse, ce qui dirait-on leur fend encore plus largement la poire que ladite poissarde défaite ? Est-ce d'avoir vu comme une courtisane s'ouvrir le ciel étoilé devant leurs fringantes mélodies à faire aussi mal aux yeux que Judas Priest ?
Gates of Slumber a repeint son chopper destrier en mauve, accroché une Vertèbre à son porte-clefs, et a décollé loin par-delà l'Etrange Horizon, en une boule incandescente comme un énorme fou rire de bonheur, toujours plus enflé et liquide.
Le doom est la loi.

On se détend et on boit frais

Comme il sait s'amuser et se défendre, le bleubite : pif-paf, gauche-droite. Bon gars ça.



Merauder : master killer

Pim pam poum dans ta face, tu prends la mandale, tu ramasses tes dents et t'essaies de te relever: voilà en gros l'état d'esprit du machin. Ce bon dieu de disque, mes biens chers frères, est un de ces albums qui inaugurent la mixture metal hardcore telle que la pratiquaient les groupes New-Yorkais des 90's, Madball ou All out War en tête, avant que ça vire au grand n'importe quoi. Alors ok, avec un morceau comme divine intervention, et une production à la... divine intervention, l'écoute renvoie forcément au metal des quatre thrasheux amateurs d'aigles. Un peu comme si les mecs de Merauder avaient eu dans l'idée de faire du Cro-Mags... et s'étaient retrouvés au stud de répète en train de tomber à leur corps défendant des plans à la Slayer. Vous êtes donc prévenus, ça va être du gros riff carré midtempo, du lyrics à base de “à moi on me la fait pas, je viens de la rue” et du latino en plein trip shaolin qui montre ses tattoos et gonfle les biceps. Ça fleure bon la naïveté, oui, si vous voulez. N'empêche que l'album est une putain de machine de guerre en armure de samouraï façon tempête des dieux qui vous fera crasher votre zero sur le premier porte-avions qui passe. Alors je ne vais pas vous faire le coup du « c'était mieux avant, un genre bien galvaudé depuis, Hatebreed tout ça... », mais dans l'idée, ce serait pas complètement faux. Le groupe a d'ailleurs perdu la recette depuis en changeant son line-up, pour enchainer des disques d'un potentiel chiantesque rarement atteint. Meilleur moment pour écouter le disque: quand arrive le printemps.

Little-Axe

Tas de lopes


Les hommes, les vrais, n'ont pas peur du mauve, ni de causer gras. Vous le saviez déjà si vous perdez votre temps ici, mais, comme disait Machin, real recognizes real, on en a trouvé un autre, de mohican ...


Enslaved : vertebrae

Vertebrae, c'est un peu comme attaquer le black metal par la face sud. Il y a bien du riff beumeu et de la vocalise de gremlin, mais en quantité finalement négligeable. Ah, et si du coup vous cherchez des accointances avec les groupes norvégiens estampillés avant-guardo machin, mouaif... là aussi vous risquez d'être déçus. Bon moi faut dire, Arcturus ça m'a toujours collé la migraine. Non là, quitte à lâcher tout de suite le nom banni entre tous dans le domaine du name-dropping, bah je vous dirai: pensez “Neurosis”. Genre les derniers. Parce que j'ai beau vous entendre gueuler d'ici, rien à faire moi je trouve une parenté. Le côté poilu peut-être, ou l'intensité mise dans quelques accords, ou le son tout simplement énorme, ou la surprise quand déboule une accalmie à la beauté saisissante. On vous a probablement vendu le disque comme un truc très Floydien, prog 70's et tout le tremblement. Effectivement il y a de ça... mais ce serait occulter complètement le côté rock'n roll, celui du “on joue sur des Rickenbacker et on se lisse la moustache”. Alors je dis pas qu'avec une chemise à carreaux sur le dos ils nous feraient du Mastodon mais enfin, les vikings de Vertebrae je les vois aussi bien au volant d'un pick-up que dans un drakkar. Meilleur moment pour écouter le disque: les matins d'hiver un peu secs.

Little-Axe

vendredi 6 novembre 2009

Suicide Silence : No Time to Bleed


Les vrais, ceux qui ont enfin vu la lumière du vrai metal, celui de Nile, Cynic et autres Tsjuder (ah, désolé, vous veniez de manger ?), aiment à dire que le deathcore, c'est le neo des années 00. Ils ont sans doute raison (je n'écoute ni l'un ni l'autre), et le deathcore vient ici de trouver son Slipknot - dont il semble par son titre se gausser du "Wait & Bleed" tel un sauvageon sur le point de se payer une Malcolm McDowell sur l'ancêtre. Soit : le petit frère écoeurant. Fashion depuis les slippers-sneakers jusqu'à la coiffure éjacfacialstyle tout comme sa parentèle, mêmement malade de stroboscope, de chugga-shuggah et de films gore over the top of the larger than the torture, propre, léché, toutou, comme l'obèse cané de Seven ...
Et comme lui fascinant ; de vide insondable, vertigineux, à s'en faire dessus, de violence gratuite, juvénile et morne comme une pollution nocturne, comme une façade qui vous vaut le surnom de calculatrice dans la cour à l'interclasse, et les yeux caves et barbouillés qui lui servent de fenêtres, et le fantôme hostile qu'elle laisse derrière elle même des années après les dernières traces évanouies, la même sociopathie avortonne de tout romantisme que chez Ion Dissonance, impuissante de tout appétit un tant soit peu mieux que mollasson de la vie et de la chair malgré une obstination autiste à jouer à Cannibal Corpse, et des singeries indussoïdes black & decker qui ne parviennent qu'à réunir la sensualité d'une version racaille vicieuse des bourreaux eunuques d'Origin ...
Flippant, totalement.

A tous ceux qu'écoutent les trucs en mono

Psychopomps : Assassin DK United


Nanard militaro-SF de série Z 2, le retour.
Même décor, mêmes accessoires, mêmes acteurs. Que voulez-vous, c'est du à petit budget, ici, on travaille en famille, on fonctionne au forfait et on rentabilise au max.
Ce coup-ci, il est question de règlements de compte entre mercenaires mutants, dans une société post-nucléaire ou il s'avère que tout le monde est mercenaire, et mutant de surcroît. Pourquoi ils se mettent sur la gueule, on s'en branle, tu t'es déjà posé des questions existentielles en matant ce genre de connerie, toi ? Tout ce qu'il faut retenir, c'est que ça bastonne, ça atomise, le mutagène coule à flot, les blondasses mercenaires mutantes ont des gros nichons multipliés par 4 et l'on se pète les neurones sur des scènes d'action à cadence épileptique, chorégraphiées sur fond d'indus post-new wave en plastique, façon Giorgio Moröder en mode Quake III Arena. Et si vous voulez mon avis, qu'est-ce qu'on se fend la poire.

Klute : excepted


DOLPH LUNDGREN VA AUX ENFERS. Il descend flinguer quelques vampires-démons-nazis-zombis sumériens en caoutchouc, vêtu de son plastron en polystyrène expansé, et armé de son lance-grenade à positrons atomique en pvc allégé. Au programme, récurage de grotte du sol au plafond façon tornade blanche du désert, ass-kicking de tout c'qui passe - femmes et enfants compris - histoire de dire qui c'est qu'est le boss ici, étalage d'hémoglobine et de tripes démoniaques en latex-bubblegum sauce vaseline, partouzes SM et hardcore fistfucking avec une demi-douzaines de blondasses siliconées dans le cercle des luxurieux, et pourquoi pas en fin de journée, un duel en grandes pompes avec Satan himself dans un contest de shots de téq' arrosé au kerosène.

Bordel, j'ai jamais vu quelques joujous en plastique faire autant de dégâts.

Liferuiner : no saints


Chaque homme a un testicule plus gros que l'autre.
Chez Chuck Norris, chaque testicule est plus gros que l'autre.
Liferuiner n'a qu'une corde a sa guitare et qu'une note à cette corde, et elle est accordé plus bas que ... ah, fait chier. Euh, Liferuiner n'a qu'une moshpart, et elle est plus baveuse que ... mais bordel, pourquoi chaque fois ça marche pas ?!

mercredi 4 novembre 2009

Spiderpact : Goatspeed into Magenta Vacuum


Lifelover dans son jeune temps buvait immodérément pour noyer ses plaies, ou les attiser, ou il ne savait plus, enfer ou ciel qu'importe la chanson est connue, on est jeune on est écorché.
Spiderpact dans son costume froissé ne se préoccupe plus de rien, roi au fond du bastringue où toutes choses tanguent et ondoient dans l'air huileux et glauque - que de boire, de se saouler, comme une cérémonie, avec rigueur et application, jusqu'à la transe et aux visions, obsédé par l'ivresse de voler, jusqu'à en perdre toute mesure et forces.

Fistula : We, the Beast


Fistula, c'est la garantie obscénité ; l'assurance d'un album douillettement scatologique et toxicomane.
Cette fois pourtant, ils ont grimpé d'un cran ; si je puis dire ; la semoule où leur pédalo est au mouillage commence à sentir sérieusement le cadavre.
Nous la bête, on patauge dans une cuve de merde scorieuse, cendreuse, froide et pégueuse, qui n'est rien autre que l'horizon bouché de nos terminaisons nerveuses saturées, entartrées, cramées, toutes cellules prises de cancer tuberculoseux et à quatre pattes balbutiantes.
Le disque se downtune irrésistiblement tout seul à mesure qu'il avance (voir plus haut), le beugleur même n'est rapidement plus capable de réunir la fureur turgescente qui faisait la marque des précédents, et se borne à gadouiller de plus en plus vainement dans un lisier mouvant au goût de limaille, en meuglant çà un This is happenning again, là un When will this end, on situe le genre de trip.
Suicidal party-crashcrust, c'est déjà pris ?

mardi 3 novembre 2009

Brame : Tenaille


Si jamais l'envie t'en prend d'en parler, n'oublie pas qu'on a pas seulement ton adresse, mais aussi un tournevis et un marteau, et Jose, avec un tournevis, c'est pas un manchot ...
Je cite de mémoire.

Mais c'est pas tant Jose qui m'inquiète. Plutôt tous ses potes traîne-la-patte sur ce chantier fantôme, dans l'aube du Far-West, qui revient à la vie avec langueur et tâtonnement, avec ce brame puissant qui peu à peu gagne en majesté, en envergure, en netteté menaçante. On s'affaire pesamment mais sûrement, invisibles dans ces vents rôdeurs, c'est une certitude, on forge et on rémoule des mâchoires irrégulières et de larges massicots, on s'étire en craquant péniblement d'un long sommeil poussiéreux dispersé par un l'estomac douloureusement creusé ; on hurle un tourment famélique, de loups restés égarés quelque part dans le temps, dans un souffle qui se perd dans le souffle vermoulu des machines et celui furtif de la nature paisible.
Passe le fracas d'un train, et le rêve maussade se dissipe, à regret, retourne au lointain ...

Voilà, les gars ; je vous avais dit la possibilité que je vous pile ou zappe ; j'avais omis celle où je chroniquerais votre machin sur la première écoute, s'il me saisissait d'une vision. Faut dire aussi que cette saloperie m'a mâchouillé le cerveau matin, sans prévenir ...

lundi 2 novembre 2009

Two Lone Swordsmen : Wrong Meeting II


Sur les docks un drôle de type efflanqué, l'élégance tranquille d'un vieux cowboy, un drôle de sourire flottant au coin des lèvres, flâne la nuit. Certaines fois, avec des yeux placides de vieux chat, il vous racontera comme il a fait visiter les bas quartiers à des Mark Sandman, des Trent Reznor, des Black Francis, des Bernard Sumner, ou d'autres endimanchés, et il les refait avec une telle narquoiserie qu'on y croirait presque.
Mais d'autres fois, il vous expliquera peut-être que la cold wave, c'est un truc funky, cool, séducteur, voyou, et limpide et puissant aussi et salin, et venteux, ça ouais, pour sûr - et vous vous demanderez s'il parle à l'eau noire qui lèche les quais de la Tamise, ou à la flasque de scotch pâle et hors de prix qui lui dépasse lascive de la poche, ou s'il l'invite pour une danse - et vous vous sentirez tout loin et ballot.

dimanche 1 novembre 2009

Disembodied : Psalms of Sheol

Allez, soyons honnêtes : les cocktails impayables, c'est ce qu'on attend de moi ici, j'ai pas raison ? Alors qu'est-ce que vous dites de ça : Pig Destroyer qui reprend Quicksand, sur le même ton qu'ils ont fait Helmet. Et accessoirement le seul groupe de hardcore, j'en mets ma main à couper, qui sonne aussi inhumain que du vieux Godflesh. Un disque bien rigide comme un moshdancer qui fait des gros copeaux avec les gens, choses, bâtisses, qui les piétine, concasse, lamine.