mercredi 4 novembre 2009

Fistula : We, the Beast


Fistula, c'est la garantie obscénité ; l'assurance d'un album douillettement scatologique et toxicomane.
Cette fois pourtant, ils ont grimpé d'un cran ; si je puis dire ; la semoule où leur pédalo est au mouillage commence à sentir sérieusement le cadavre.
Nous la bête, on patauge dans une cuve de merde scorieuse, cendreuse, froide et pégueuse, qui n'est rien autre que l'horizon bouché de nos terminaisons nerveuses saturées, entartrées, cramées, toutes cellules prises de cancer tuberculoseux et à quatre pattes balbutiantes.
Le disque se downtune irrésistiblement tout seul à mesure qu'il avance (voir plus haut), le beugleur même n'est rapidement plus capable de réunir la fureur turgescente qui faisait la marque des précédents, et se borne à gadouiller de plus en plus vainement dans un lisier mouvant au goût de limaille, en meuglant çà un This is happenning again, là un When will this end, on situe le genre de trip.
Suicidal party-crashcrust, c'est déjà pris ?

2 commentaires:

Lucas a dit…

Elle aurait même un petit coté 16 la voix si on se laissait aller non ? Sur les moments """clairs""" j'entends. Incroyable son.

gulo gulo a dit…

yep pour 16, ou Oborn par instants, ou Disembodied dans ses moments harassés