samedi 7 novembre 2009

Joie, mes frères

En cette auguste journée, ce n'est pas une mais deux doux agneaux que la Church of Soum se fait fête d'accueillir. Vous le reconnaîtrez peut-être puisque vous venez en grand nombre d'un triste site communautaire où il erre, et que sa flamme est notoire et unique ...


Led Zeppelin "when the levee breaks"

J'ai jamais essayé de faire un top 5 des intros les plus mandalesques, les plus menhiresques, les plus stonehengiennes de tous les temps, mais si j'en faisais un, ce When the levee breaks figurerait surement en bonne place (genre 1 ... par exemple). Bonzo la brute épaisse qui tronçonne un beat bien épais, genre tronc d'épicéa centenaire, avec ça chérie on va faire turbiner la cheminée pendant des siècles, et copuler au coin du feu aussi longtemps... Et le pire c'est que le bovin batteur tient la cadence pendant les 7 minutes, en lâchant juste quelques breaks d'une primitivité crasse. La première fois que, jeune puceau ivre d'une musique que j'étais trop jeune pour avoir vécue (comme Led Zep avec le blues, le pucelage en moins quoi), je tombai sur ce truc à la fin de Zoso, ce fut le drame : qu'est ce que c'est ? pourquoi Stairway to heaven et pas ce truc ? et bordel, mais c'est bien le beat de Rhymin & Stealin ou je rêve ? Oh oui c'est bien lui, dans toute sa grandiosité dépravée. Aujourd'hui encore, ce titre me laisse groggy. D'un vieux blues relatant la plus grande crue du Mississipi de l'histoire, le Zep fait une bande-son pour rite occulte à la Crowley, façon Eyes wide shut ou Neuvième porte, mais avec un gros Bonzo farci à la coco (qui sniffait par joyeuses pognées dans sa main de yéti), judicieusement placé au pied de l'escalier de Headley Grange (manoir de villégiature du zep pour l'enregistrement du Zoso) pour obtenir cet écho nordique et titanesque. "Crying won't help ya, prayin won't do you no good"... et Smurfin', ça par contre, c'est ce qu'il y a de mieux à faire en écoutant un tel truc. Sur ce beat carré comme du Dr Dre, probablement l'un des meilleurs de l'histoire du hip hop(encore une fois si je faisais un top...) il fallait oser coller cet harmonica grinçant comme une vieille caravelle prise dans un tourbillon, vous entendez pas comme cette guitare TOURNE, comme Plant semble se débattre contre un océan débordant de rage, l'écume aux entournures ?? Et puis ce passage presque festif à 2min30, réminiscent du solo de Lemon Song, déjà pompé à Howlin Wolf mais bon on va pas revenir dessus : c'est SATAN, celui du carrefour (pas le supermarché, bande de kevins!!!), de Robert Johnson, c'est festif comme le doit d'être une messe noire : orgies, orgasmes, bouc, boucan. HEAVY.

Innamorato


En plus il invente tous les mots en -ivité et -isité qu'il lui faut, c'est un bon, lui aussi ...

2 commentaires:

Potters field a dit…

Yeeeaaaahhhh !

RVN a dit…

comme dirait lpère Campbell: groovy !