jeudi 19 novembre 2009

Paradise Lost : Icon


Sans même parler de cette pochette qui me fait du gringue depuis maintenant une quinzaine d'années, il ne se pouvait point que, amateur comme je suis de Napalm Death et Cathedral, je passasse à côté de ce groupe, cela n'aurait su éternellement être. Pareille mâle absence de grâce orgueilleusement voire saxonnement arborée ne peut que me fasciner et finir par me subjuguer ; d'autant plus que désormais grâce au compère Little-Axe, je ne vois plus la bouteille à moitié vide, i.e. le James Hetfield i.e. le miel, dans la voix de Nick Holmes, mais l'à moitié pleine, aka les grosses couilles de chat en meraude, dans la susdite. C'te façon d'aboyer (si j'ose dire) la jérémiade romantique comme un soudard susceptible, tout de même, c'est quelque chose ... Il module, pourtant, et ça ne produit jamais rien qu'on puisse sérieusement appeler de la mélodie, jamais de la juste en tous cas, , soutenu qu'il est par ces riffs aberrants de Metallica dépressif, de Type O dénué de verve et de vert fluo, de doom au format tube heavy metal lorgnant sur le goth d'un regard terne, le tout résultant en une tristesse épaisse austère comme la pierre, qu'on dirait du Rammstein récent avant même Symbol of Life - et ça leur va beaucoup mieux que lorsqu'ils s'essaient à l'aérien et au délicat, mais nous ne sommes pas là pour parler des misérables viandages nommés One Second et Host, seulement de l'élégance de cet album à la lourdauderie non pareille, au naturel, sans aucun recours à l'extrême et au fleuve ; la mocheté naturelle de la gravité et du saturnisme laconiquement ampoulé, dans toute sa splendeur. La plus grande partie d'entre nous après tout n'est Dave Gahan que dans ses rêves, et Claude Corti ou Nick Holmes en vrai, non ?

1 commentaire:

Little-Axe a dit…

oh ben si je peux rendre service hein...
sinon le draconian times est croquignolet tout plein aussi. avec un gout de cerise particulierement prononcé.