vendredi 6 novembre 2009

Suicide Silence : No Time to Bleed


Les vrais, ceux qui ont enfin vu la lumière du vrai metal, celui de Nile, Cynic et autres Tsjuder (ah, désolé, vous veniez de manger ?), aiment à dire que le deathcore, c'est le neo des années 00. Ils ont sans doute raison (je n'écoute ni l'un ni l'autre), et le deathcore vient ici de trouver son Slipknot - dont il semble par son titre se gausser du "Wait & Bleed" tel un sauvageon sur le point de se payer une Malcolm McDowell sur l'ancêtre. Soit : le petit frère écoeurant. Fashion depuis les slippers-sneakers jusqu'à la coiffure éjacfacialstyle tout comme sa parentèle, mêmement malade de stroboscope, de chugga-shuggah et de films gore over the top of the larger than the torture, propre, léché, toutou, comme l'obèse cané de Seven ...
Et comme lui fascinant ; de vide insondable, vertigineux, à s'en faire dessus, de violence gratuite, juvénile et morne comme une pollution nocturne, comme une façade qui vous vaut le surnom de calculatrice dans la cour à l'interclasse, et les yeux caves et barbouillés qui lui servent de fenêtres, et le fantôme hostile qu'elle laisse derrière elle même des années après les dernières traces évanouies, la même sociopathie avortonne de tout romantisme que chez Ion Dissonance, impuissante de tout appétit un tant soit peu mieux que mollasson de la vie et de la chair malgré une obstination autiste à jouer à Cannibal Corpse, et des singeries indussoïdes black & decker qui ne parviennent qu'à réunir la sensualité d'une version racaille vicieuse des bourreaux eunuques d'Origin ...
Flippant, totalement.

3 commentaires:

Crown_Me a dit…

Tiens, y'a pas de videur à l'entrée mais je pensais SS trop acnéïque pour apparaître dans cette colonne, même si le présent album est moins décérébré que son prédécesseur. Niveau br00talité à deux neurones, le premier Carnifex (Dead In My Arms) et l'EP de Disfiguring The Goddess filent pas mal de leçons niveau ramonage gratuit aussi...

Rvn a dit…

totalement ricain, donc... m'en vais tester ça

thelightcarrier a dit…

Je pense qu'un seul groupe de deathcore dans une discothèque suffit. Pour moi ce sera The Black Dahlia Murder. No time to loose.