samedi 7 novembre 2009

Tas de lopes


Les hommes, les vrais, n'ont pas peur du mauve, ni de causer gras. Vous le saviez déjà si vous perdez votre temps ici, mais, comme disait Machin, real recognizes real, on en a trouvé un autre, de mohican ...


Enslaved : vertebrae

Vertebrae, c'est un peu comme attaquer le black metal par la face sud. Il y a bien du riff beumeu et de la vocalise de gremlin, mais en quantité finalement négligeable. Ah, et si du coup vous cherchez des accointances avec les groupes norvégiens estampillés avant-guardo machin, mouaif... là aussi vous risquez d'être déçus. Bon moi faut dire, Arcturus ça m'a toujours collé la migraine. Non là, quitte à lâcher tout de suite le nom banni entre tous dans le domaine du name-dropping, bah je vous dirai: pensez “Neurosis”. Genre les derniers. Parce que j'ai beau vous entendre gueuler d'ici, rien à faire moi je trouve une parenté. Le côté poilu peut-être, ou l'intensité mise dans quelques accords, ou le son tout simplement énorme, ou la surprise quand déboule une accalmie à la beauté saisissante. On vous a probablement vendu le disque comme un truc très Floydien, prog 70's et tout le tremblement. Effectivement il y a de ça... mais ce serait occulter complètement le côté rock'n roll, celui du “on joue sur des Rickenbacker et on se lisse la moustache”. Alors je dis pas qu'avec une chemise à carreaux sur le dos ils nous feraient du Mastodon mais enfin, les vikings de Vertebrae je les vois aussi bien au volant d'un pick-up que dans un drakkar. Meilleur moment pour écouter le disque: les matins d'hiver un peu secs.

Little-Axe

2 commentaires:

Rafi a dit…

kro fantastique !

Little-Axe a dit…

Danke, sir !