samedi 14 novembre 2009

Todd : Big Ripper


Tudieu, ce boucan d'enfer. Ce disque, c'est kif-kif le Rot in Hell, c'est un live. Pas un disque live, je déteste les disques live, leurs notes approximatives, leur son approximatif, leur étouffement, leur absence de saillant, de contondant, j'aime mon confort et respirer la musique. Mais Todd ne joue jamais que des notes approximatives, et Todd déchire toujours tout ; et ce disque, c'est toi à un concert de Todd ; moi, en tous cas.
Ce disque déchiquète, ponce, démantibule, et tangue à tous les diables ; ridiculise tous les groupes de noise qu'on voudra, et ceux de sludge-machin aussi, il remet les White Mice et les Shit & Shine là d'où ils viennent, le pays de Jacques Brel, renvoie l'apocalypse de toute cette merde de neurocore sous sa bouillotte avec sa narcolepsie, rappelle le chaos de tous les groupes porte-manteaux à flashbooks à son algèbre verbeuse. A l'heure où sort 2012, il est bon de remettre certaines choses à leur place, et de tout envoyer en l'air. Ce groupe est un des très rares à pouvoir jouer avec Oxbow ou Harvey Milk sans faire sous lui. Ce disque le prouve : la teuf que David Yow en plein delirium tremens a improvisée pendant the Big One. Festif, oui, jusqu'à la terreur ; lunatique, au sens plein, voire pleine lune, du terme.
Satan est revenu.

2 commentaires:

rvn a dit…

back in your house, yeah

Lucas a dit…

Je veux.