lundi 16 novembre 2009

Todd : Comes to your House


Avant que son noise-rock mongolien ne vire tout dernièrement (ou tout bientôt, pour ceux qui n'ont pas plongé les yeux fermés) à la catastrophe naturelle d'ampleur maximisée, Todd était déjà un cramouze de gabarit intergalactique, et dangereux avec ça. Et il serait déplorable que cette page ne salue pas la chose ainsi qu'elle le mérite, peu me chaut que la probable totalité des badauds ici soit déjà au courant. De toute ce sera raccord avec Todd et le ci-devant album : Todd débarque dans ta cagna, c'est le désastre assuré - mais ça peut encore empirer pour ta dentition et ton teint de pêche si jamais tu causes un peu trop haut et gras, ou même si tu a simplement l'œil un peu trop haut, d'ailleurs. Todd c'est LE poivrot de catégorie préoccupante ; dans toute sa gloire ; sa pestilence, son indélicatesse, sa brutalité, sa cochonnerie de tempérament pour laquelle "de merde" est ... comment on dit, l'euphémisme d'un euphémisme ? Je me rappelle que l'année de sortie de ceci j'avais caressé l'idée de le fourrer dans l'un de ces palmarès qu'on échafaude à l'arrivée des fêtes, avant de me dire, dans une embardée de plaisir stéréophonique (on est dans le bus, on se tient, mon pépère, il est onze heures) que ce serait un contresens, tellement ce disque personnifie, non le no future, mais le no tout à l'heure, le no tout de suite même, le juste maintenant ! fais n'importe quoi ! et si tu peux le faire avec ton crâne dans le nez du citoyen d'à côté, hésite surtout pas, sac à merde, de toute façon demain t'auras même plus de potes pour te faire le compte-rendu de ta soirée ; vomis, bouscule, houspille, piétine, écroule, intimide, cisaille, les neurones et les museaux ... Todd est plus teigneux et gratuit que Kickback et Knuckledust réunis, Todd est le bordel, et plus encore. Todd est la misère, Todd est une plaie, Todd est le tournis ignoble avant le renvoi, Todd fait pitié, Todd fait chier, Todd gâche la vie, Todd nuit à la fertilité, Todd rend alcoolique, Todd mange les enfants et les orteils, Todd te pisse dessus et se pisse dessus, Todd pédale dans la semoule et t'éborgne avec les grumeaux qui giclent à la parpaing, Todd headbangue avec ta tête - louder, sissy ! - d'ailleurs, ne dit-on pas "the more fuckoff the name, the more FUCKOFF THE BAND !" ?
Todd, il t'encule.
Bienvenue, Todd, entre donc je t'en prie, fais comme chez toi ...

3 commentaires:

Rvn a dit…

gulo gulo volubilis !

Paul Takahashi a dit…

Todd j'l'inviterai pas chez moi mais en effet ca volubile haut perché, inégalable, chapeau

gégé a dit…

me faire traiter de petite fleur sur une chronique de Todd, sérieux ...