dimanche 6 décembre 2009

Long overdue

Le rev'là donc, lui !



Gainsbourg : love on the beat / charlotte forever

Initiales NW. Initials Funk ; un peu comme dans Kiss me kiss me kiss me… Cold funk, si tu préfères… Lignes de basses « elle pue ta scie eh ! » de l’époque bénie, que des KC et des KJ auront pratiquées aussi sur leurs trilogies respectives avec plus ou moins de passion dans le second cas (sous-titres pour les malvoyants : je parle des combos Discipline-Beat-3 of a perfect pair & Night Time-Brighter-Outside)… beats crevards, bitte enflée, rythme bombers, pilon mécanique pour nuit enfiévrées. I’m The Boy, plus que le reste, plus encore que les provocs sauce cul mémorables de groove linéaire et de charisme salacellophané qu’il nous a offert avec No Comment et le morceau épo, ou l’outrage hard FM succulent de Harley david son of a bitch … Lucien l’avait entravé bien avant mam’zelle Pynoo même si après T21, à quel point il peut y avoir du cold wave en puissance dans notre belle langue à accordéons ; et Charlotte dans toute sa naïveté frémissante et sa candeur mentholée (et assassine) nous a offert la séquelle sexy-adolescente à cet outrage cold pop, un fantasme trouble élaboré par daddy entre deux séances d’enregistrement avec sa métisse et le tricotage d’un pull marine au bord d’la piscine… ô extase, comment exprimer tout l’érotisme azoté et la sensualité frigidaire de « Elastique » ? La nuit comme un polyester qui enveloppe tes sens, les supermarchés abandonnés servant de dancefloor pour un flirt chimique, dans ce cadre licencieux les cuivres douillets et bons copains, comme le saxo de Subway fixé par un Chris Lambert hagard, présence de chaleur accidentelle dans le lugubre d’une station quelconque… une flamme de bougie au milieu des néons en pagaille ou autre métaphore galvaudée à piocher dans cette liste déjà longue (voilà pour la touche de fausse autodérision indispensable) … l’héroïne fatale plongée dans un parking souterrain ou une salle de gala déserte éclairée aux veilleuses - avec ces chœurs androgynes reconnaissables entre mille en background, ceux-là même qui symbolisent le glaçage vulgos de nos eighties aussi bien que la coupe de Desireless - un glauque suave et gelé pour une scène de… nuit d’ivresse ? Un truc du genre, oui… sûrement un de ces machins pas très nets, brûlants de charisme, hostiles comme l’hiver (meurtrier), que des ptites boulottes comme ma Sally auront presqu’atteint en ayant autant de pensées sales que Pingu – sublime ironie – et que des sophistos comme The Knife peuvent espérer effleurer en tentatives over-calculées-millimétrées de gadget revival - sympathique ironie – moi j’aime bien, avant qu’on prenne ça comme un ragnagna sur le sempiternel « mieux vaut l’original ». C'est-à-dire en fait, que l’original y’en a pas vraiment, y’a juste Gainsbarre, le Werther’s qui colle au coeur, l’évidence même, le cliché total, et donc, la vérité … Ces derniers temps on cause hype, par endroits, quand ça chatouille un peu le jabot ou le lorgnon … Gainsbourg a eu la hype la plus monolithique imaginable, à sa démesure, et on s’en branle à s’en claquer le frein, aussi sûrement qu’on se réjouit de savoir qu’il a eu sa période curesque avant de lui-même … claquer. Vous m’excuserez, il fait bientôt jour, et il me reste encore cinq ou six clopes…

Jean-Jean

1 commentaire:

Raphaël a dit…

je me demandais si vous en parleriez un jour de celui là !!!!

merci :) c'est la bonne surprise du dimanche