lundi 7 décembre 2009

Paradise Lost : Believe in Nothing


Dans une histoire bien racontée, l'album qu'un Paradise Lost libre comme Max aurait sorti après l'encore timide (!) Symbol of Life. Libre de goth, libre de metal, libre de toute contrainte. Oh, il y a bien encore des restes de guitares couillues, de cours de coiffure et d'oeillades qui pèsent des caisses par-dessus le col byronien. Mais le tableau qu'on a est surtout celui d'un groupe nu dans les nuages, follement aérien et plus follement lui-même que jamais, à savoir incurablement épais et peu fait pour les créneaux ou les chicanes ; et par magie, par la grâce de ladite nudité, cette carpe et ce lapin fonctionnent, cette fragilité gazeuse et cette pesanteur saturnienne volent rêveusement de concert, tout droit, là-haut. Sans doute ce que l'on nomme atmosphère ...

Dans le monde réel, ce disque est venu avant Symbol of Life, lequel fut probablement un recadrage et ses riffs teutons une récupération alarmée du coeur de cible froissé, vous savez comment les auditeurs métalleux peuvent être actionnaires ...
Mais qui en a quelque chose à cirer, du monde réel et des métalleux ?

2 commentaires:

Raven a dit…

Un grower... "I am nothing" a toujours été un de mes morceaux favoris de PL, so fresh & envoûtant, je surkiffe ce son de grattes, ce chant holmsien dont on ne sait trop s'il est rogue, déprimé ou naïf... pourquoi pas les trois ?... un feeling unique.

gulo gulo a dit…

édité : "avant" SoL - vous pourriez me dire, merde, quand y a une mégacoquille qui flingue tout le sens, tas de traîtres