mardi 12 janvier 2010

Iggy & the Stooges : Raw Power


Par exemple ! La mignonne petite chose rock'n'roll vintage kinky que voilà, me suis-je peu ou prou dit la première fois, un gentil échauffement avant de s'écouter Overkill, probablement. Pas la chose sauvage, explicite, hostile, mieux que Cursed et Jesus Lizard ensemble, attendue. Replacer dans le contexte, m'a-t-on répondu, leur plus sauvage à eux, blablabla, toutes choses dont je n'ai honnêtement que foutre.
La faute à mon image pré-fantasmée de moderne ? La faute à toutes les chroniques qu'on peut lire du disque, aussi (ma première, ce devait être il y a dix-huit ans), et la faute aux promesses de titres de chansons qui empourprent et cuisent aux joues comme une pipe sur une banquette de discothèque ou une gifle avec une verge luisante et frissonnante, tels que "Your Pretty Face is Going to Hell" ou "Raw Power". La faute sans doute en effet à l'âge de l'album, aussi reculé que la jeunesse morveuse de Toothpick Vic. La faute à des morceaux justement comme "Your pretty face" ou "Raw power", les plus ouvertement endiablés, qui soit ont vieilli soit ne sont pas les plus inspirés, chacun décidera.
Mais il y a également les morceaux comme "Gimme Danger" et "Penetration", et les finales paniques de quelques autres, qui font tout le poison du disque. D'un disque brûlant, à tel point qu'il a inspiré à n'en pas douter la pochette de Goat, qui transforme la métaphore de cette pochette-ci en triviale comparaison, et a sûrement aussi inspiré la texture de la roulette des briquets, et son crépitement, et la flamme qui en danse en fouettant l'air. Il avait raison et j'avais pas tort, le mec du début, ce disque avance bras dessus bras dessous avec Overkill, au long de boogie nights de petite frappe vicieuse. Un disque qui s'il avait plus que ses trois poils au menton donnerait une petite idée du Mr Orange autrement moins romantique qu'on aurait pu avoir si Robert Carlyle avait eu le rôle. Un disque qui donne une méchante envie de cuisiner.

3 commentaires:

Rafi2600 a dit…

terrible cette chronique !

Innamorato a dit…

*burp* TUUDUUDUDUUDUDUDUDUUDUUUUUUUU dance to the beat of the living deaaaaaaad , lucille baybay staÏÏ away from meeeehhhh, raw paowa sho comin runnin to yoUH !!

Raven a dit…

Gimme danger, quoi...