jeudi 7 janvier 2010

Inquisition : Into the Infernal Regions of the Ancient Cult


L'hiver est de plus en plus rigoureux sous les latitudes où j'erre, et pas de disque de beumeu ici depuis pas loin d'un mois ? Scandale.
Inquisition, bordel. Ce groupe est, comment vous dire ... fantastique ? Oui, ça part très mal, mais dans un monde idéal personne ne lit ça, puisqu'à la seule vue de la pochette vous êtes tous déjà partis à couilles rabattues écumer le net, à la recherche de la précieuse chose. Dans un monde idéal le peu de lecteurs qui me resterait à ce stade va s'égailler dès que je dirai : Calva Y Nada du beumeu.
Las, nous ne sommes pas dans un monde idéal et il me faut développer ; vous dire combien ce black est douillet - zob, c'est maintenant que je viens de paumer tout mon auditoire d'un coup d'un seul ! Mais, oui, douillet, comme un grenier plein de sciure, comme un bain de friture froide, comme - eh, ma foi, ce que vous voyez sur la pochette, au choix un réseau de grottes, un temple impie, ou un méandre de système digestif de ... quelque chose - toutes propositions qui si vous voulez mon avis ne sont pas exclusives les unes des autres. Ce n'est pas ici qu'on vous assomera avec des saloperies de blasts puissants, la batterie est en kapok, ni qu'on vous épluchera avec des riffs de rapière rouillée, les guitares sont stupides et grésillantes, du vrai Motörhead médiéval de sorcier en croûte de porc. Il règne, inutile de le préciser, une ambiance du tonnerre. D'autant qu'il y a la voix.
Ah, la voix. Il faut l'entendre pour le croire. C'est pas aujourd'hui que je vais décrocher de mon addiction aux adjectifs trémulants, si je parle de la voix de Dagon. On l'a comparé à Abbath, dites vous bien qu'Abbath à côté c'est Lars Goran Petrov. Indifférente, insidieuse, purulente, souffreteuse, infectieuse, insane - et totalement batracienne. C'est cela-même, un vieux crapaud, ou mieux un vieux tétard apathique, qui marmotte et ronfle de ridicules saloperies, avec une molle satisfaction ridicule et impuissante de tourterelle pourrie, exsudant un Mal Ancien comme un poisson pané oublié au fond du frigidaire, d'autant plus inquiétante de par cette indifférence-même à toute velléité de menacer frontalement, cette confiante indifférence à son ridicule, qui, s'il faut vraiment tout dire, pue le Pouvoir - qui vous couve de son regard mort d'amour, la gougoutte de chassie au coin de sa saurienne et sénile paupière, qui vous déglace comme un vieux rataillon roussi et vous cloque au micro-ondes de son black idiot comme un golem en gras de canard et plus occulte qu'un anus de chouette. Yum-yum, comme dit un shoggoth de ma connaissance.

2 commentaires:

Rocky a dit…

Totalement vermifuge. Ça donne envie de faire l'amour avec un iguane. Et une fille en même temps, évidemment.

Le Moignon a dit…

"Calva y Nada du beumeu", haha l'enfoiré
Faudra donc que j'y jette une oreille ou deux