jeudi 28 janvier 2010

Worm Ouroboros : Worm Ouroboros


On commence à plus que cerner comment je "chronique" : je gobe la pochette en buvard, yoplait et hop, yoplop, trip report, en équilibre plus ou moins stable entre abrupt et fleuri.
Alors bon, au fait : cet album de Worm Ouroboros est-il aquatique ? Bingo. Comme du Giant Squid. Comme une délicieuse noyade - comme disait l'autre "mon dieu, vous êtes d'un gothique !" ... Pardi, c'est bien de cela qu'il s'agit. Gothique comme une autre référence qui commence de me devenir ritournelle, Edgar Allan Poe, donc comme The Gault, dont on parle souvent à propos de Worm Ouroboros, line-up oblige surtout car, si la noyade dans ses propres larmes de The Gault est irrésistible, elle n'a mais alors rien de délicieux, mangée qu'elle est par le saturnisme et l'humeur noire à concentration toxique. Tandis que Worm Ouroboros est harassé et apaisé, et équipé de branchies, et se grise d'iode riche et inépuisable, et vogue un long voyage aux filandres bien plus délicates et caressantes, s'étendant sur de longues et chaudes lignes comme seules les bassist-e-s peuvent en être les fileuses, et songe en lentes cambrures très Amber Asylum, forcément, un Amber Asylum qui aurait trouvé au fond de son hystérie morbide la paix - peu importe que je me répète, tant l'effet sur les nerfs, l'humeur, le pouls, est prodigieux - en belle au bois dormant de Sargasses toutes de jade et de lapis lazulis.

2 commentaires:

Paul Takahashi a dit…

cette douleur au ventre

Potters field a dit…

et Sargasse, ça sonnerait pas bien comme nom de groupe hein ?