jeudi 25 février 2010

Hems : Lourd comme l'Air


A quoi comparer ce Hems ? Au rachitisme des morceaux les plus démunis et désemparés d'In On The Kill Taker ? Au dépouillement contondant des austères arrangements electro de Greed et Holy Money ? A la misère morose d'Unknown Pleasures, Closer et Seventeen Seconds ? Au mongolisme jandekien de Big Black et Sister Iodine ? Aux beatboxes en trépans low-cost des frangins Justin et Mickouille ?
Et pourquoi ne pas, pour une fois, l'avouer vaincu, le convulsif de la comparaison ? Cet album n'est rien d'autre que ne dit son titre, lourd comme l'air. Et nu, aussi, comme l'air, vide et suffocant, comme l'air, et coulis gelé dans les os, saisissant, tranchant. Un bain de mer sous le ciel d'étain de décembre, qui fait carillonner les oreilles, figer les poumons, et emplit l'esprit d'un gouffre frissonnant.

2 commentaires:

Le Moignon a dit…

Merci, ça m'a finalement poussé à le choper. Très grisaille, j'aime beaucoup ; chez perte et fracas, ils parlaient d'une musique plutôt aérienne, ça l'est si l'on considère bien le titre du disque.

gulo gulo a dit…

très grisaille et très oxygénant à la fois, c'est ce que j'ai galéré à exprimer