mardi 2 février 2010

L'art de la miniature


Est des plus délicats, n'est-il pas ?


The La's - There She Goes

Je ne m'explique pas pourquoi il faut toujours que je sois attiré par les chansons qui parlent de drogue, sujet qui ne me concerne que peu, et que je m'y sente bien au point de me les passer en boucle jusqu'à épuisement physique dans mon fidèle jukebox mental (celui qui marche surtout sans les pièces). Tel le protagoniste-auteur de cette chanson, qui renonce à expliquer ce sentiment qui semble le posséder ad vitam eternam ... There She Goes, c'était aussi un titre de l'album à la banane du Velvet, sauf qu'en réalité, la chanson des La's a beaucoup plus de point commun avec le titre qui le précède ... There She Goes, la mélodie, la fille, la seringue, tout passe et rien ne reste, semble nous dire la chanson. Rien, sauf les grandes bulles façon Tye-Dye à l'intérieur des paupières, comme tatouées sur l'âme, seuls résidus de la Lumière Infinie quand tu fermes les yeux. Aux premières écoutes, comme souvent avec ce qui me fait vibrer, ça sent l'optimisme, les envolées de guitares printanières, comme un mec sourire aux lèvres qui regarderai passer la fille sans trop s'en faire ... Puis dès qu'il entonne "and I just can't explain..." on sent qu'il en veut plus, qu'il veut rattraper la seconde qui vient de s'écouler, mais on n'était pas là pour voir ce qu'il a vu,aussi c'est dépités qu'on le regarde revivre pour toute sa vie le même instant, comme un gamin qui cherche à percer le secret du feu ... Jusqu'à la dernière goutte. Et la Lumière Infinie continue de brûler, comme la Midnight Lamp de l'autre sur laquelle il y a tout autant à dire ... Mais les mots sont bien nazes face à There She Goes. Peut-on se sentir plus seul que celui qui chantait ça ?


Innamorato

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