vendredi 19 février 2010

Welldone Dumboyz : Welldone Dumboyz

Là à droite, je voulais vous mettre une image de l'abominable machin en carton récupéré dans la poubelle jaune, que ces misérables m'ont bricolé pour emballer le promo (bigre, le deuxième, bientôt je vais renommer les lieux Soumzine et demander ma carte de presse), mais mon scanner me fait lui aussi des misères, et vous avez droit à ce non moins abominable gif de promo qui fusille les yeux.
Je dois dire que lorsque j'ai lu la chronique Nextclues de la chose, au vu des balises utilisées je me suis dit que ledit objet aurait mieux atterri dans les pattes que le Moignon n'a pas ; mais bien content qu'il ne l'ait pas fait, au final, puisque, comme je connais au bout du compte que peu d'albums des Butthole Surfers et que j'écoute peu souvent Crust (histoire de ne pas incendier ma baraque), je pense surtout ici à Deadfood, un Deadfood tellement evil et sanguin qu'il aurait tourné à du rockin' stoogecore pour une fois authentiquement déchaîné et inquiétant, dans ce noiserock psyché ascendant psycho qui tient le même mur que Lava, Binaire et Cop Shoot Cop - racoleur, moi ? non, j'ai seulement assez peu de références, en tous les cas peu d'assez marquées dans ma chair pour m'être devenu vocabulaire usuel ; mais je pourrais en guise de parrains ajouter Nightstick, Nick Oliveri, Meatjack et the Jesus Lizard, pour être tout à fait sûr que l'on ait bien compris qu'il est question ici de sauvagerie, de barbarie, d'une batterie d'homo pas très sapiens, de riffs égorgeurs, de cris de virée aux champignons qui tourne à la curée, de zoulouisme de fond des bois, de trappe-trappe penchant au coupe-coupe dans les rues du village, de baignades d'été à la chaux dans la rivière, bref de sludge qui ne joue ni du sludge ni même du blues - et avec sur tous les swamp-punks ricains qu'on voudra un succulent avantage de furie rustique, pays de Topor, Ubu, du vinaigre, de la Terreur et de la Collaboration, obligent.

Le jour où on arrive à la faire, cette date Lava-Binaire-Pord, ils y seraient plus que bienvenus.

Aucun commentaire: