mercredi 10 mars 2010

The 80's Palace, volume I



Ooooh le sublime souvenir VHS ! Pas facile de remettre ça sur le tapis, la musique superbe les acteurs à fond et l'ambiance kitsch ringardos mais hyper envoûtante bref tout, ce film comme La Guerre des Rose, le Secret de la Pyramide ou Ghost fait partie de mon panthéon de jeunesse. Tiens, ça me rappelle quand y avait le gros Gildas sur Canal. C'est dire un peu le pincement au coeur.

Le réalisateur responsable des 3 Mad Max, donc quelqu'un qui sait ce qu'il fait. Pfeiffer, le label qualité années 80. Cher, l'extraterrestre femelle. Sarandon, et ses yeux globuleux. La vieille catho hystérique (Veronica Carthwright, la 2ème meuf de Alien) qui gerbe ses noyaux de cerise en vociférant des insanités, dans cette scène improbable sans doute inspirée par l'Exorciste. Une fin de gros drogué, avec des effets spéciaux aussi malsains qu'imaginatifs passée une torture vaudou en grande pompe... l'abus de coke à Hollywood, ça remonte à loin, pas besoin de se creuser la tête pour comprendre où l'inspiration est puisée.

Et puis surtout, le one man show de Nicholson, encore un peu dans Shining dans sa tête sans doute à en croire sa gymnastique de sourcils permanente et ses poses plus joker que le Joker qu'il a pas encore joué, un Jack qui cabotine à fond certes, mais c'est ça qu'est bon un peu aussi, un peu beaucoup, parce que quand j'étais gamin je voulais ressembler à lui plus grand à cause de ce film : trois pintades dans le plumard dont une à se damner, un gros manoir avec chaque pièce en triple exemplaire et une piscine intérieure pour moi tout seul, un valet sorti de Frankenstein pour s'occuper des tâches ménagères et une grosse Rolls, le tout à côté d'un hameau confortable de Rhode Island où les habitants sont suffisamment cons et médiocres pour exacerber cette sensation de domination jouissive sur le monde, mmmh tiens oui d'ailleurs, suis-je vraiment Satan... ou Dieu ? Etre Darryl Van Horne, c'est un noble fantasme.

Mais inutile de se confire davantage dans les fantasmes perdus : ce sont les années 80, ma prime enfance, et les grosses sorties hollywoodiennes labellisées "comédie fantastique" dont on ne parle plus ou peu aujourd'hui, oubliées derrière Ghosbusters et Chérie j'ai rétréci les gosses.

Nostalgique ? Pfff... n'importe quoi l'autre !


-

Aucun commentaire: