jeudi 18 mars 2010

Cardiacs : Heaven Born and Ever Bright

Hier, comme tous les ans, était la Saint Patrick ; et comme à la Saint Patrick de tous les ans, comme toutes les andouilles de son espèce, l'individu lambda est allé se cloîtrer dans l'un de ces pubs branchés aux tarifs tristement abusifs et bondés de gens comme lui, remplir sa panse de bière bas de gamme - quand elle n'est pas coupée - jusqu'à sentir le goût du vomi dans son arrière-palais, dans un fond sonore saturé du dernier boum-boum radiogénique dont le volume merveilleusement élevé aura dissuadé toute conversation décente pour le long de la soirée, cédant plutôt la place aux graveleuses chansons paillardes bien de chez nous histoire d'ajouter encore plus à la médiocre cacophonie ambiante.
Pauvre Patrick.
Un jour peut-être reconnaîtra-t-on les valeurs vraies de cette noble consécration. Un jour peut-être de Saint Patrick, les gens se décideront-ils enfin à rêver comme antan, dans la chaleur de maisons victoriennes gavées de boiseries et de moulures chantilly façon bavaroise, savourant la vraie mousse de houblon raffinée en mordant dans la pâte d'amande, à écouter des chansons rose bonbon de bon vieux punk de lutin, histoire qu'au seuil de l'ivresse, les farfadets de notre enfance puissent enfin se joindre de nouveau à la fête.

2 commentaires:

gulo gulo a dit…

ah, non, moi j'ai écouté les Pogues et les Murphys (et les FYC, et Queen, et Nougaro) dans un rade dont le patron m'a offert deux Guiness

Lucas a dit…

En voilà des choses bien dites.