lundi 8 mars 2010

Kourgane / Kimmo / Nicolas Dick, Glaz'Art, 25/02

Des soirées comme ça, on en redemande. Et Satan sait si pourtant j'était pas parti du pied convaincu...

Nicolas Dick : étrangement dans un mauvais à priori - en bon fan de Kill the Thrill, ceci explique peut-être cela - au point que l'intro pourtant scotchante m'avait d'emblée confiné dans la raillerie et la mauvaise foi, avant de comprendre que mon problème venait du bête fait que j'étais debout. C'est pourtant simple non ? Il suffisait de poser son cul par terre, au probable risque de se crasser le jean, mais pire que tout, de passer pour un vil hippie - merci d'ailleurs à F.M. Ass-Hacker de m'avoir imité dans cette initiative, je m'en suis senti moins seul - C'était là tout ce sur quoi reposait la magie du truc : être soi-même dans l'état le plus proche possible de l'inertie, au plus près du sol, histoire d'y bien sentir passer les vibrations, et mieux se laisser submerger par cette vague monstrueuse de drones vocaux de plus en plus cacophoniques, se muant en murs de son désertiques, pierreux, murailles montagneuses et brûlantes... Tellurique, clairement, le feeling atmosphérique de Kill the Thrill à son meilleur, avant de finir, hélas trop brutalement ; j'avais décidé de détester, voilà que j'en redemande.

Kimmo : trop occupé par une causerie chiffon avec le Gulo et le goulot, dissertions diverses de Scorn à Sigillum S en passant par Discharge et Nymphomatriarch. Plus intéressant à priori que ce qu'il y avait à l'intérieur, il paraît, de sources aussi sûres que celles du patron, que c'était bien nul.

Kourgane : Je dois vraiment raconter ? Je croyais que vous êtiez au courant de mon coup de foudre pour ce groupe, l'un des rares ou je me suis pris à gesticuler en découvrant les premières minutes du set. Car mine de rien, derrière une noise au premier abord plutôt classique, Kourgane cache quelque chose de salement hypnotique avec ses plans répétitifs à rythmiques étrangement instables, on ne sait pas sur quel pied danser, mais on danse, je vous le dis, parce que oui, Kourgane, c'est follement dansant, totalement dansant, mais je veux dire dans un trip plutôt animal, chamanique, vous voyez ? Un je-ne-sais quoi de foutrement bestial qui vous plonge dans une transe sauvage, chaotique et fou, les mots me manquent, mais voilà j'ai pris une sacrée claque. Dans mon enthousiasme, j'ai même acheté le Lp en me disant malgré tout que le lendemain, après avoir cuvé ma bière, je trouverai probablement ça bien fade. Peine perdue une fois de plus, je l'ai eu dans l'oigne, session vynile au petit matin, et l'envie de remuer du train était toujours là... Ouf.

Casse des dits au Pixel putride qui avait l'air aussi chaud que moi ce soir-là, et merci à Math notre fournisseur officiel en houblon pour la soirée ; c'était le Moignon, votre envoyé spécial avec plus d'une semaine de retard depuis les affres de son appartement, fatigué mais heureux. Amen.

4 commentaires:

gulo gulo a dit…

bien beau report, mon compère

Le Moignon a dit…

Danke ! :)

Raph a dit…

Kourgane est incroyable !!! dans le même style, écouter tapetto truci : déraison sur l'album Nerula !

gulo gulo a dit…

t'es gentil, mon rafi qui m'a jamais été que je sache présenté, mais le truc avec Kourgane, c'est que c'est pas une question de style, mais de, hmm, power