mardi 16 mars 2010

Krügers Medbragte : Den Sindsyge Broders Bøn


Ce soir Barbe-Bleue est au bistroquet, ce soir le moujik égorgeur paye son coup, ce soir l'ogre grimace et fait le singe dans la salle commune, ce soir l’équarrisseur d'enfants amuse la galerie de ses entrechats et de son tangage appuyés, des ses yeux cruels qui roucoulent avec l'haleine aigre du boyard, ce soir il hurle pour de rire et ne pique que de sueur âcre, ce soir il grince avec grâce, ce soir il sort le grand jeu, la danse des sept voiles doublée en peau de loup galeux, ce soir la sciure vole et neige dans les bourrasques folâtres et les cambrures ivrognes de sa céleste valse. Tonight, tonight ... Profitez-en tout votre saoul, et espérez que cela dure jusqu'au moment que vous aurez fini votre cruche et rentrerez dans vos pénates.
Il sortira probablement tout de même ses effroyables surins meugleurs, qu'il rémoule sur ses ongles endeuillés, il faudra rester de marbre toujours, de marbre qui perle, mais de marbre. On ne sait jamais. La tragédie est toujours la bienvenue, par ces soirs humides.



P.S : il y a un mot que j'ai (presque) omis dans le texte ; ne pas me le signaler, c'est exprès, je suis inculte mais pas à ce point ; j'aime à vous réserver des surprises, voilà tout.

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