mardi 9 mars 2010

Nile : Ithyphallic

Le masque de la mort jaune : le death metal écrasé sous la botte cruelle du soleil-dieu, le sable à ruisseaux arides d'entre toutes les guitares et leur festival acide de miaulements de harpies réveillées par la faim millénaire, le grincement des ricanantes pierres cyclopéennes ... Mais quel dommage que ces chameaux-là ne se soient point avisés de jouer du doom-death ... Car, mieux encore que cette furia mummy-slashparty parfois encombrée par la pompe, il y a les moments où justement ils s'adonnent à cette solennité pour jouer, de toute la froideur plate et sèche de leur son à sang froid, au Serpent-Roi, énorme, malin, qui écrase de tout le poids des ses luxurieux anneaux paresseux.
Allumeuses.

3 commentaires:

Little-Axe a dit…

et le premier, catacombs of naphtaline, tu l'as ouï ou pas ?

Le Moignon a dit…

C'est vrai que les passages lents chez Nile sont géniaux mais trop rares... Ceci dit, ça reste du bon, même si je connais pas (ou mal) celui-ci...

gulo gulo a dit…

j'aime pas trop naphta, voire pas du tout si mon souvenir est bon, et j'ai revendu black seeds, me reste plus que le méchoui-party chroniqué plus bas et le présent ptiphallique ; le dernier a quelques bons passages, mais ... enfin, celui-ci est un album de prod, le son est faramineusement jaune et aride et cisailleur