jeudi 25 mars 2010

Scott Walker : the drift

Omagad.
Un confrère aviaire et charognard nous en parlait, Il y a quelques articles de cela : la nature mystique et malfaisante, dans le cadre d'un film qui m'avait plutôt ennuyé à sa sortie, malgré la réalisation scotchante. Il va être pour moi temps de lui redonner sa chance, en attendant, voici un disque qui pourrait bien y faire écho, tout aussi boiseux et hostile : dès la seconde ou l'on y met les pieds, on le sait, on n'est pas le bienvenu : cerné de toutes parts, entre errements arachnéens des sons d'une guitare jouée par un Neil Young satanique, assauts répétés d'esprits frappeurs, qui ne viennent tourmenter qu'aux moments de plus profonde torpeur, coups de corde et coups de pression, Ligeti en veux-tu en voilà, et puis le Scott himself, dément fini dans lequel les dieux - s'il en est - se seraient amusés à glisser une voix de merle crooner. Too much, the drift ? Peut-être, ou... Perdu entre forestier et théâtral, impression de déjà entendu dans un film-cabaret de David Lynch qui n'a sans doute jamais existé, à l'image de cette musique, complètement irréelle. À écouter seul, la nuit, dans une cabane isolée au fond des bois.

4 commentaires:

Raven a dit…

je tente un euphémisme : malaise

gulo gulo a dit…

Essayé en guise de berceuse, une fois. Epouvantable. Rangé depuis avec Defixiones, pas loin des Sigillum S.

Le Moignon a dit…

En ce moment, je me couche systématiquement avec, la sensation malaisée qui en ressort est délicieuse trouvé-je ; si seulement, je me retaperais bien un trip dans la baraque poitevine rien que pour y foutre ce disque à balle en trempant les lèvres dans du whisky tourbé... Bad trip garanti, I guess

Antilope a dit…

Bon sang, vous arrivez à sauver votre peau avec de bons disques de temps en temps.