dimanche 14 mars 2010

Tom Shankland : W delta Z

C'est vrai, ça casse pas des briques, le scénar est un peu pourri, la fin un peu N delta Z, mais c'est particulier, parce que Tom Shankland est un réal particulier ; un faux ricain, un vrai anglais, bref pas très propre dans sa tête. Son premier film sorti en DTV est tout bancal, mais avec une pointe d'authenticité malsaine bien logée sous la dent, suffisamment en tout cas pour que j'en garde le souvenir d'une Selma Blair troublante, et d'un Tom Hardy déjà un peu Bronson, entre des visions traumatiques de viol au tesson de bouteille jamais tape-à-l'oeil & choc-bourgeois, juste fébriles, incertaines. Rien à voir donc avec Saw ou Hostel, bien qu'à vue de jaquette ça vogue sur la vague adéquate pour appâter l'amateur de charcutaille néo-métal. Un peu plus à voir avec Seven, dans le genre traque urbaine insalubre, mais sans le glauque confortable de Fincher & NIN, juste la petite crasse satisfaite de série B low budget, les petits effets de tremblote caméra, les personnages ternes et fades, flics ou junkies, qui nous ramènent plus à Narc qu'à Central Nuit, et les émotions rachitiques... à ranger dans la liste des petits thrillers à la fois cliché et singuliers de 2nde partie de soirée, genre Oxygen ou Resurrection.

Aucun commentaire: