lundi 22 mars 2010

Valhalla Rising


Il tient visuellement de Roy Scheider et de Lance Ericksen mais il évoque avant tout Kristian Espedal, le gonze qui pèse de toute l'impavidité de son tissu cicatriciel sur cet envers du lyrisme innocent de la trilogie de Peter Jackson, sur ce royaume des rêves cyclopéen où l'on entend le calme de mort sous les blasts de Trelldom et des vieux Enslaved ; les gouffres infernaux sous les bourrasques glaçantes de Hate Forest et la laque du dernier MZ 412, ou de Nordvargr ; la voracité cosmique dans les rugissements des deux derniers Raison d'Être ; le pandemonium sous les étoffes somptueuses de Deutsch Nepal ; la placide sauvagerie du disque de Wardruna et du Nouveau Monde de Terence Malick.
Tout le monde a saisi où on mettait les pieds, mais vous n'y échapperez pas : laconique, venteux, barbare, transi, superbe, brumeux : nordique.
Baballe.