mardi 20 avril 2010

Asche : The Easter Island Phenomenon


Ce qu'il y a de bien avec Asche depuis qu'il s'est converti au dj-ing et au fétichisme, c'est qu'il ne nous a jamais infligé sa phase prosélytisme-crânerie-dramatisation. Avec lui on a toujours la sensation de débarquer, si j'ose dire, dans le vif des choses ; et qu'évidemment la porte vient de se refermer derrière vous, sans un bruit dans le bombardement obscène qui ajoute sa touffeur à l'obscurité générale. Quand tout est déjà plus qu'huileux et que dans tous les coins et replis l'on pistonne, pompe, fouette, souille, enfonce, brutalise, pire qu'au sous-sol du BHV. Entre pièces de viande consentantes.
Vous me demandez la différence avec Distorted DJ ? Finie l'ambiance Kassav', la visite du complexe se poursuit et l'on n'est plus à l'étage pumping house mais à celui d'encore en-dessous, celui où Philippe n'emmène Éliane qu'empaquetée et équipée de son bâillon-boule, celui où la moitié de la population porte masque à gaz, rien à voir avec le dress-code et tout à voir avec les gaz d'obéissance diffusés dans l'air ambiant comme une encre - l'autre moitié se tortillant sur le carreau, un certain nombre hors d'état de servir.

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