samedi 10 avril 2010

Carcass : Heartwork


Aux côtés de Napalm Death, Cathedral, Cannibal Corpse, Samael, Meathook Seed, Blood from the Soul, Dimebag Darrell, tous ces fanatiques qui ont érigé autour de Laideur et ses cohortes d'Aberrations une vénération éternelle, il y a ce disque, leur maître à tous. Un inadmissible thrash qui patine dans le death libidineux, d'une netteté étincelante guère plus soutenable que sa très fascinante pochette, magnétique de mocheté, accouplement de bricolage primitif et de futurisme glaçant, avec ses riffs de carnage extra-terrestre à la tronçonneuse-bistouri laser, cette voix uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuultra tellement evil et prédatrice que genre Grutle et le type de Soulstorm direct ils déguerpissent sous leurs lits se blottir grelottants de frayeur - et, évidemment, là-dessus, ces solos que, force m'est de l'avouer, mon faible organisme a mis plus de temps encore à tolérer sans rejet que ceux d'Obituary d'avant Santolla, ces solos qui voient le démon en exosquelette d'assaut se métamorphoser abruptement pour prendre la semblance de cette créature plus effroyable encore qui porte le nom d'Yngwie Malmsteen, et s'abîmer dans sa pompeuse rêverie métaphysique. Bigre ! C'est déplacé comme même l'inventeur de la téléportation n'oserait l'ambitionner, c'est laid comme du Opeth - et, hop ! ça repart pour la charpie au turbo-machin multi-lames inox.
Avec tout ça on ne sait pas laquelle des deux phases de ce ballet opératoire est la plus barbare et profondément sous le signe de l'écœurant totem de la couverture - oui, elle est pour pas qu'un peu dans l'efficience du disque, et ? La pochette fait partie de l'œuvre, n'est-ce pas ? Elle est de Giger, au cas où il reste quelqu'un qui le saurait pas, et Cronenberg peut aller se rhabiller parce que H.R., lui, c'est pas pour rien qu'il est l'heureux papa de la seule créature dont l'unique dénomination est Alien. L'étranger.

1 commentaire:

Little-Axe a dit…

incroyable, je comptais faire une chro des deux premiers albums ces jours-ci. enfin, voilà mes anglais favoris dépucelés, la suite n'en sera que moins douloureuse.