samedi 10 avril 2010

Darvulia : Mysticisme Macabre


Ah, ce que les ricains peuvent nous l'envier, notre black ... Et c'est pas près de changer si vous voulez mon avis, puisque ça ne tient à aucun gimmick (concept d'ailleurs ricain) dont ils pourraient faire la découverte, la preuve Darvulia sur cet album laisse s'évanouir dans ses profondeurs tout ce qui chez eux pouvait vaguement ressembler à des trucs de faiseurs, sans perdre le moins du monde ses relents inimitables. Ça tient à ce que sont les américains, à vrai dire, ces gens pour qui dans un film un personnage laid est joué par un acteur américain, donc beau (épargnez-moi le débat fastidieux sur la vraie beauté, d'avance merci), et un personnage normal par un top model. Chez nous fucking perverts d'européens, et encore plus chez nous autres dirty fucking perverts de français, qui n'avons pas pour nous ennoblir le garrot d'ancêtres Vikings, une chose laide se représente par une chose laide, et la saleté est figurée par quelque chose de sale. Et l'affaire de Darvulia n'est même pas le mégalomane et américain Satan, l'ennemi obsessionnel du Barbu, qui ne se définit que par lui et tire la bourre avec lui entre les feux rouges. L'affaire de Darvulia, c'est une marmite impie qui a commencé de mijoter et de clapoter des remugles ignobles bien avant qu'aucun abruti de singe titubant ait eu la brillante idée de dieu. Darvulia ne demande rien à personne, Darvulia ne veut rien tant que la tranquillité de vaquer à ses ignominieuses petites affaires au plus profond de la forêt, de la touffeur et de l'obscurité. Quand Darvulia dissone on ne s'extasie pas sur le post-bidulisme du machin, on se sent devenir difforme, et quand Darvulia tangue on ne pense pas à Ved Buens Ende, on pense à trouver un buisson pas trop épineux ni malveillant derrière lequel vomir sa migraine. Ignoble, infâme, immonde, infect, mettez ici celui que vous préférez, il ne vous dira pas ce qu'est vraiment Darvulia puisque tous ces vocables ne définissent que la face adverse d'un endroit donné, et qu'occulte chez Darvulia n'est pas un habillage aromatique, mais une volonté hostile de rester caché - et qu'on n'est pas si sûr de vouloir réellement savoir, le détail de l'épouvantable nature de cette rustique saloperie. Des albums pour faire des siestes pourries, qui laissent un arrière-arrière-goût aussi désagréable sans qu'on ait même la certitude de pas l'avoir imaginé, ce qui accroît encore l'aversion nerveuse que l'instinct ressent pour la chose ... j'en connais pas, en fait. A part, naturellement, L'Alliance des Venins.

1 commentaire:

Ø a dit…

wow. sinon vraiment terrible cet album, en effet