mardi 6 avril 2010

The Dillinger Escape Plan : Option Paralysis


Ceux qui (présent !) ont cru aux annonces d'album dark (brrr) sous haute influence thrash eighties seront désappointés, puisque tout au plus le hardcore qui se touche exhibe-t-il ici quelques bourgeons metal qui se touche. Ceux qui attendaient des ci-devant DEP le dernier upgrade de forwardthinking music seront ronchons, puisque tout au plus ils trouveront ici un Ire Works mieux mélangé - moins chaotiques mais moins démobilisés les passages violence, et moins Tom Cruise les passages player - au pire un rétrogradage, ention et damnafer, vers un Miss Machine plus sophisticated bitch.
Ceux qui (présent !) ont kiffé maman sur le passage Keith Jarrett d'Ire Works vont lui claquer une grosse bise baveuse parce qu'ici y en a deux - et qu'il serait temps qu'il y en ait deux morceaux sur trois, allez une tape sur le derrière et file me trouver ça en cuisine. Ceux qui (reprazent !) n'en pouvaient plus d'attendre que Puciato exploite vraiment cette ignoble texture vocale qu'il a, Anthony Kiedis avec des chromes partout, au lieu de tenter vainement le chocolat au lait de Patton - vont sourire comme des nigauds.
Ceux qui signent direct si je propose un trekking en total look bermuda/chemise haïtienne/hirondelles/biscottos dans la pochette du dernier Cathedral, ou une session snowboard broken glass à Antigone - ceux-là vont filer chausser leurs sandales, préparer le thermos de piña colada et faire quelques étirements, presto presto !
Comme quoi, quelquefois ça sert, d'avoir des goûts de merde même en musique de merde.

2 commentaires:

Ø a dit…

Ça.Claque.

gulo gulo a dit…

en voilà une heureuse surprise