vendredi 2 avril 2010

High on Fire : Snakes for the Divine


Je dois vous confier que jusque là j'avais toujours un peu mal - ou trop bien hélas - compris les sempiternelles comparaisons avec Motörhead. Je me réjouis de pouvoir aujourd'hui annoncer que c'est là un problème réglé. Il est évident et indiscutable que le présent album tient fièrement son rang debout à la droite d'Overkill, sur la colline à parcourir d'un œil farouche la plaine que ravagera la bataille aussitôt qu'il fondra dessus tel un déluge, avec son nez de vautour, son œil endeuillé et son cheveu aile-de-corbeau huileux. Snakes for the Divine, on le sait dès l'introduction aussi Amiga que celle de "Thunderstruck" (maudit sois tu Olivier Drago, pour avoir enfin réussi à me fourrer dans le crâne que ceci était ce qu'on nommait tapping, je ne devrais pas connaître le nom exact de ces choses-là), dès cette turgescence triomphale rutilante qui leur va incommensurablement mieux qu'aux peintres type Converge ou Baroness : c'est la guerre et c'est beau, et ça met pas de déo ; ça taille en pièces bouchères, ça galope sur les museaux gémissants, ça s'esclaffe de cruauté, ça rit au nez du ciel, ç'a l'odeur virile à en tourner le sang, c'est le metal aussi vrai que Darkthrone est le metal, ça marie la furie la plus ivre à la maîtrise qui fout les foies, chevaleresque comme Gates of Slumber et vil comme Celtic Frost, c'est en un mot comme en un tourbillon déjà l'un des albums de l'année (avec le Binaire et le Daughters) ; et je ne veux plus entendre de ces "Matt Pike" ; c'est Pike sensei qu'on dit. Vu ?

5 commentaires:

Innamorato a dit…

bigre ça donne envie d'écouter... là j'avoue que tu allèches sévère gulo, c'est meme indécent car je n'aime guère les motorheaderies (bien que j'aime motorhead, hein, lâche cette masse d'armes), mais là je suis subjugué...

gulo gulo a dit…

le billet est lamentablement foiré, crois-moi, le disque est dix mille fois plus tonitruant et orgasmique que ça, il te donne la sensation d'être Matt Pike et ça c'est le rêve de tout homme, non ? et je demande pas à tout le monde d'accepter Motörhead comme son sauveur (comme dit Stupeflip certains rencontrent dieu et d'autres le rencontrent pas), juste de reconnaître l'évidence qu'Overkill est le plus grand et le plus dionysiaque disque de rock de tout les temps jusqu'à leur consommation

el gep a dit…

Va en paix, Gulo Gulo: "Thunderstruck", c'est pas du tapping, on t'a raconté des conneries.

gulo gulo a dit…

merci, toi t'es un ami, tu me rends mon émerveillement

el gep a dit…

Mais peut-être que l'intro du disque de "High on Fire" en est, je sais pas, j'ai pas écouté.
Le mystère s'épaissit.
Heureusement que je suis là, oui.