lundi 12 avril 2010

Richard Stanley : Dust Devil

Je te parle de VHS miteuse chipée au vidéo club le plus glauque de la ville. Je te parle d'ambiance Razorback, c-à-d panoramas touristiques menaçants, sable chaud, routes à perte de vue, villages fantômes, crépuscule caniculaire & bande-son 100% 80's à synthétiseurs baveux. Je te parle de giallo en plein cagnard. De western dont le spaghetti vire crotale en deux-deux. De Nightmare on Desert Street. De Cat People in Africa. De poses psychotiques nanardesques aussi grotesques que glaçantes et de scènes d'action poussives et laborieuses comme dans un mauvais rêve gluant dont on chercherait en vain à se dépêtrer. Je te parle du premier Dead Can Dance, d'onirisme Nephilim, de mysticisme new wave world largué sur l'asphalte brûlant du Hitcher, de contrées inhospitalières, de visions fantastiques carnivores... Je te parle de gothique astral, l'étranger.
Je ne te dis rien d'autre, et m'éclipse tel le farfadet malicieux dans sa futaie, car tu en sais déjà beaucoup trop...

1 commentaire:

Ø a dit…

oulà, ça donne envie ça