dimanche 11 avril 2010

Rudimentary Peni : Death Church


Ah il peut se gausser le Moignon, avec ses macaronis, va ... Jusqu'à lors, on ne trouve ici qu'une seule pauvre chronique de Rudy Peni, elle n'est pas de la blanche main qu'il n'a point, et elle n'est pas celle de Death Church, alors que je lui dois la découverte du groupe tout comme de Crass, par le biais d'une conversation que j'ai dû espionner (là vous allez voir qu'il va crier ses grands dieux qu'il pouvait pas savoir, et allez donc, comme si qu'il ne savait pas pour moi et les Virgin Prunes, bah tiens, à d'autres ...) et qu'il a réussi scandaleusement avant moi à foutre la pogne qu'il n'a point sur ce disque des plus convoités parmi les convoités - pourquoi, me demandez-vous, l'œil humide comme si j'étais votre papa Raven ?
Un : parce qu'il est de Rudy Peni donc il claque ; deux : il a un nom qui claque ; trois : il a une pochette qui CLAQUE. Somptueusement grouillante et illisible, si vous avez une platine vinyl vous êtes obligés de cracher au bassinet, on ne discute même pas en rêve (clique, andouille, clique). Et que, au cas où vraiment vous ne sortez pas assez, mon pauvre chou, apprenez que c'est le même infâme qui fait la musique et les pochettes.
Et dedans ? A l'avenant. Un sabbat acide, à la Virgin Prunes pourquoi pas voire sans aucun doute, mais aussi à la PIL, pour cette retenue débile, faite de molle morgue, de lointain opioïde, qui rend plus fourmillante encore la grattouille de ces comptines malevolentes tortillées sur un son de basse tout bonnement prodigieux, mon salaud, chaud bourdonnement d'une belle petite infection florissant dans quelqu'ombreux recoin, dont les toiles de guitare sont les bavures lymphatiques, coulant de ces grimaces gravées à l'eau-forte en riffs maniaques qui finissent par figer en un genre de Wesley Willis non-mort ... Ça y est-y ? On commence à avoir son tableau ? Ajoutez-y encore Darkthrone, et, tiens, Darvulia parce qu'y a pas de raison, fourrez quelque part le mot "ingrat" : on y est ?
Eh bien dites-vous que vous avez queue d'al, vu que Rudy ne ressemble à rien autre qu'à sa propre rance moûture de rudimentaire rock cadavérique à la dépression méchante, et que ce disque vous ne serez jamais une personne de qualité ni même ne serait-ce qu'une chauve-souris sortable aussi longtemps que vous ne le possèderez pas, là !

3 commentaires:

Lucas a dit…

L'artwork est outrageusement classe.

Le Moignon a dit…

Et la musique, à l'image de l'artwork ;)

Jacques Capelovici a dit…

"3/4 of the world are starving
The rest are dead"

"Love is not your parent lies
It's a myth that they create"


Un certain sens de la formule...