vendredi 16 avril 2010

These New Puritans : Hidden


A ce qui se dit, le démiurge durant la conception de ce disque écoutait exclusivement du classique et du hip-hop, j'ignorais qu'on classifiait Liars dans le classique et Das Ich dans le hip-hop, mais passons.
Je ne sais pas si ça se fait toujours, mais de mon temps un passage incompressible de la formation du jeune s'intitulait Pink Floyd, The Wall. Aujourd'hui je peux bien vous le confier : si la chose était sympathiquement romantique, y manquait indiscutablement une saine dose de contrechamp pour qu'on ne reste pas sur sa faim, et surtout son avide curiosité malsaine. Le voici, le contrechamp, avec ce disque qui rétablit l'équilibre en restant braqué sur l'envers, les coulisses de The Wall, le répons de son héros : ce gentil petit Naziland où l'on danse comme des robots terrorisés, ultra-roide, -rigoureux, -moralisé, -punitif, ultra-précis, -segmenté, -régimenté, ses coups de règle et ses coups de jus, ses pince-fesses et communions pathétiques de raideur, ses orgies grises en uniformes, sa schizophrénie ordinaire larvée, son conditionnement clinique, sa discipline en lieu et place de tout rapport au prochain. Youpi.
Sexy ? Assurément ; au moins autant que le pow-wow annuel de la fourmillière.

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