mercredi 14 avril 2010

Tool : Lateralus

Ah mais le voilà, le premier skeud de Tooly ! J'aimais assez ce disque à sa sortie. Je l'ai même beaucoup écouté, non sans déplaisir. "The Grudge" surtout, et l'interlude (z'ont toujours été doués pour ça) avec la pieuvre géante de Half-life. L'impression d'avoir un Aenima en version customisée, la pochette-gadget aussi hideuse que surfaite qui rappelait mes cours de biologie d'alors ... A la réécoute quelques années plus tard, c'est sacrément relou - exactement comme le prof de biologie en fait, qui croyait nous épater en amenant des cœurs de porc à disséquer, avec un regard tout fier. Ok, c'est mignon, l'intention est louable, tu veux enseigner et tu es pressé de nous transmettre ton savoir monolithique, mais là tu t'fais du mal pour rien mon gars, caaaalme-toi ... Tooly cherche grave l'épate, ici, lui aussi ; Et il veut enseigner, aussi ; le progressif à Fred Durst, ou quelque chose comme ça - enfin là je fais écho à la promo de sortie et toutes les citations fanatiques de la scène nu-metal dont une du fameux Fred, étalées en 16/9e sur des stickers dans la presse spécialisée à la sortie, qui annonçaient l'arrivée du Messie - quand Avatar est sorti y a quelques mois c'était fort discret en comparaison ... Le résultat était bien chou tout compte fait. Sacré Tooly. Ah, ce qu'il faut pas faire quand on s'est enfilé "No Quarter" 100 fois d'affilée ; certains embrayent sur une 101ème fois, d'autres vous pondent un album ... Ce gentil Tooly, ce brave Tooly, avec son beau et son gros matos de professionnel. Tooly envoie du bois. Tooly poutre sa race technique. Tooly nous les brise, surtout, même si quelques effets de flambeur font mouche dans le tas ... ça mouline, ça piétine, ça gesticule, ça punche dru, ça prend la pose cannoise entre deux smashs de badminton classieux, ah toute cette énergie gaspillée qui pourrait servir à bêcher un champ de patates ou à empiler des moellons, vraiment ... je sais que j'enfonce des portes plus ouvertes que l'anus de Vincent McDoom, mais ne serait-ce que les belles guitares californiennes de bodyboarder Red Hot Chichi Pisseuses, les riffs m'as-tu-vu aussi stériles que ma mère (à la base je cherchais une métaphore chiadée mais là ça fait bien sec et négligent, tout à fait ce qu'il faut) ... tout ce feeling imberbe, quelle barbe ! C'est pourtant la même recette que c'ui d'avant, à peu de choses près. Les mêmes intros aguicheuses de bar à chicha, la même sauce technique qu'on croit complexe quand elle fait un break tout ce qu'il y a de plus commun, les même vocalises galantes, le même percussionisme à col mao ... mais en gagnant ces beaux biceps dodus et lisses, et cette chemise Ralph Lauren au rose bien trop poli pour être honnête, nos scientologistes chéris ont perdu gros de ce charme de beaufs-intellos mystérieux de l'alternatif, cet occulte d'escroc à faire bander les néo-métalleux si caractéristique, qui faisait tout le sel des trois aînés. La version Ben Affleck de Aenima, en quelque sorte.


Annonce publique à caractère policier : les éventuels fans de Tool motivés pour un débat Toolo-Toolien sont priés d'échanger leurs adresses électroniques discrètement ; ce billet étant déjà un intrus ici, s'il vire à l'invasion de bouseux, il connaîtra une disparition brutale et sans phrases. Merci.

Le manager.

3 commentaires:

Tooly a dit…

Fuck You !

Raven a dit…

just tell your mom she owes me 200 bucks, and go clean this acnea

Nicorbit a dit…

Quel monstrueux témoignage de jalousie, de prétention ou de je ne sais quoi d' autre... Je te plains, très franchement.

Et si le but était de faire dans l' ironie - mais j' en doute - c' est tout aussi raté. Non, vraiment, il y a des moments où il vaut mieux fermer sa gueule.