samedi 3 avril 2010

Triptykon: Eparistera Daimones


J'avais l'avertissement qui me brûlait les lèvres chaque fois que je vous entendais parler de Monotheist, cet album prétendument ultime de noirceur polaire (et mon cul, c'est du poulet ? Monotheist est un très bon album, de dark thrashy, chaud comme j'en ai bien peu entendu, la cruauté de Morbid Tales qui roulerait désormais sur V8 Aston Martin) : arrêtez de le sucer, il va fondre ...
Et c'est ce qui est arrivé, bien entendu. Le voici venu, ce désolant disque façon "je chie de l'or, tenez c'est cadeau, j'ai écrit ce truc en regardant la neige tomber l'autre matin, Lamartine me parlait à l'oreille" - aaah, si encore il nous avait cuisiné ses fèces ... Mais non, hélas, cent fois hélas, Tom Gabriel est, comme le Peter de la même espèce (ouille, je fais mon Raven), un artiste avecques du goût, de l'esprit et de l'inspiration et le disque arbore en gousset de coquets moments de dilection distinguée, et de seyantes idées pour mettre à son avantage son Monotheisme déclamatoire taillé dans la suffisance massive, et son nombril à l'ourlet exquis. Le pire étant sans doute que je finirai probablement, après suffisamment d'écoutes, c'est à dire trop, dans un effet de mon excessive magnanimité, par m'y attacher, le con, parce que Tom Gabriel, contrairement au Peter, sera toujours captivant, il est après tout le Marc Almond du black - et parce que le disque recèle tout de même quelques moments beaux comme une diarrhée.
Il sera bien temps d'en recauser lorsque cela arrivera ; mais il fallait pour cela-même que tout ceci soit préalablement dit, certains savent ô combien. Et puis peut-être alors aurai-je eu le temps de comprendre ce qu'Alain Jourgensen foutait sur la pochette.

2 commentaires:

Little-Axe a dit…

Bien vu pour Jourgensen

Macho))) a dit…

Ile pue ce disque, et est surtout bien trop surestimé. J'en ai lu des vertes et des pas mures comme quoi c'était le super saiyen 4 du métal, l'évolution future. Jme le payerais jamais ce disque, je prefere racheter monotheist.