vendredi 30 avril 2010

Unholy : Rapture

Tu peux pas test Lovecraft en version lyrico-épique, non. Päsi a d'une façon où d'une autre, accompagné mon entrée dans l'âge adulte, j'en bave encore la nuit. Tu m'étonnes. Un premier Unholy c'est comme une première raclette : d'abord le poids, ensuite le gras, puis l'ivresse, et enfin la descente aux Enfers, où l'on croise avec méfiance les animaux morts que Noé a oublié d'embarquer sur son arche, et qui n'ont pas non plus été acceptés sur un album de Cathedral.
Tout ça pour dire que ce disque, Rapture, c'est un peu comme se faire accueillir dans l'Au-delà par une bise humide de Cthulhu, là où d'autres n'ont réussi qu'à transiter par son colon : frais, pluvieux, caverneux et ancien. Et quand madame nous prend par la main, ce n'est pas pour nous emmener voir le Théâtre de la Tragédie que sais-je, mais plutôt le caniveau où elle lavait ses fringues quand elle était encore dans la troupe à Parnassus.

5 commentaires:

gulo gulo a dit…

carrément ? de ce qu'il ne s'agit pas de SRoP dois-je déduire que comme des enfants émerveillés nous allons avoir droit à l'histoire intégrale ? y aura même Gracefuckinfallen, tonton, dis ?

One Love a dit…

Quand ma frénésie d'easy-listening se sera tarie, peut-être. Mais il faudrait parler du premier. On ne parle jamais du premier. Pourtant il est beau comme un cratère d'acnée.

gulo gulo a dit…

ah pour ça, il est forestier, comme on dit des premiers Katatonia, mais passé par une lycanthropie tetsuoïde du chromosome 21

Little-Axe a dit…

vivement la suite donc. et bienvenue à toi, jeune pastafarien.

Raven a dit…

ça c'est de la recrue toxique, je vais faire gaffe à mes plusions d'appétit new wave, je sens le gros danger poindre à l'horizon (welcome)